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TCBT

Herger
Journaliste

Black Tusk

Un album dans le prolongement de la musique des mecs de Savannah, fait de crasse et de haine mais qui manque d'inspiration.
12 titres
Sludge Metal
Durée : 42
Sorti le 17/08/2018
4854 vues
Les Américains de Black Tusk reviennent après deux ans d'absence. Ils sont de retour avec un nouvel opus intitulé sobrement ''TCBT''. Le groupe est originaire de l'État de Géorgie et plus précisément de la ville de Savannah. Le groupe n'a pas connu de gros changements à part la perte de leur bassiste Jonathan Athon décédé en 2014 suite à un accident de moto mais ils ont recruté un ex Kylesa à sa place.
Black Tusk est un groupe dans la mouvance des Baroness et des défunts Kylesa et ils ont déjà à leur actif 4 albums et quelques EP. Et comme bon nombre de groupes du sud des États-Unis la musique de Black Tusk sent bon la crasse, la violence et la haine. Pour cet album, le groupe a changé de label pour aller de chez Relapse vers Season Of Mist.

Les musiciens de Georgie définissent leurs compositions comme étant du ''Swamp Metal''. On peut résumer ce qu'ils font en disant que les lignes de grattes sont crades entre Sludge et Hardcore et qu'elles varient du lent au plus rapide, mêlées à une basse rugueuse bien mise en avant comme sur ''Never Ending Daymare'' et une batterie qui pilonne. A cela ,vous rajoutez des vocaux rugueux qui vont de l'aigu, qui rappelleront certains chants entendus dans Kylesa ( normal quand on sait que le remplaçant de Athon est un ancien du défunt groupe) et ils sont aussi mélangés à des vocaux plus agressifs et plus graves notamment sur le titre ''Orange Red Dead'', ultra speed et violent.

Citons pour l'exemple ''Agali'' qui part sur des riffs effrénés et punkys ou encore ''Burns The Stars'' qui reste dans ce même esprit : c'est un condensé de rage dans la grande tradition des groupes cités plus haut. On reste dans la continuité de leur discographie et on pense beaucoup à leur dernier album en date qui n'avait pas forcément convaincu.

Cela reste minimaliste et brut, on va droit à l'essentiel, ce que l'on pouvait reprocher à Black Tusk. Si par le passé, les titres dégageaient beaucoup d'énergie qui convient parfaitement au live., cela peut-être perçu comme un manque d'inspiration sur des titres écrits sur le même modèle dans sa majorité.

Par contre un titre comme ''Scalped'' est excellent avec ses claviers et ses lignes de guitare qui se font plus sobres et plus horrifiques, même si le groupe décide d'accélérer en milieu de titre pour une déflagration de haine.

Un album dans le prolongement de la musique des mecs de Savannah fait de crasse de haine mais qui manque d'inspiration.