Synaesthetic
Herger
Journaliste

MAIN:ART

«Enfin un groupe qui se lance sur le territoire du metal progressif moderne grâce à 60 minutes de musique complexe et inspirée.»

9 titres
Metal
Sortie le 27/04/2018
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Les français de Main:Art sortent ''Synaesthetic'', titre qui convient bien à la thématique de l'album et la musique dégagée. Il s'agit d'un combo qui nous vient de notre chère France, formé en 2012 autour du compositeur et guitariste Julien Lamarre et de Laure Flores, chanteuse de son état. Depuis leur installation à Aix-en-Provence, ils ont recruté le bassiste Guillaume Deveney et le batteur Andrea Nuzzo et Nass Mohamed à la guitare et aux choeurs.
Main:Art propose un metal progressif très moderne et complexe.

La musique qu'a composé le quatuor français se veut recherchée et complexe. Il faut reconnaître qu'elle l'est : riffs alambiqués qui peuvent se rapprocher du Mathcore ou du Djent, structures de titres mélangeant allègrement temps forts avec ses lignes de grattes puissantes à des passages plus planants qui font un très bon contrepoids et une bonne dose de mélodie. Quand on connaît les références du combo on comprend mieux : Haken, Meshuggah, Andromeda et j'en oublie.

Laure Flores possède une voix douce qui fait un joli contrepoids aux passages les plus agressifs, notamment sur ''Galatea II : The Design, The Research, The Result'', ou sa voix peut se faire plus expressive avec un côté presque théâtral.

Trouver un ou deux titres sur un album de cet acabit n'est pas chose aisée. Pour ma part j'aime beaucoup ''Reversed Algo:Rhythm'', qui nous présente le groupe sous un jour technique tant au niveau des riffs parfois Djent, voire Mathcore, tant au niveau des soli superbement exécutés par Julien.

''Galatea I : The Vision'', titre le plus mélodique est le plus planant qui montre une facette plus éthérée, ce qui en fait un joli moment.

Quant à ''Galatea II : The Design, The Research, The Result'', on peut y trouver des riffs alambiqués et recherchés, des passages plus posés qui parfois possèdent une couleur jazzy. Ce titre est aussi le plus long, ou Laure nous montre ses talents d'interprète. Rien que pour ce titre, l'album vaut le coup.

''ERROR #9829'' est dans la continuité du titre cité au-dessus. Le travail sur la voix de Laure est intéressant : elle a été trafiqué pour la rendre robotique. Les growls et les grattes donnent ici un côté Meshuggah.

Enfin ‘'Missing Archives'' se rapproche d'une power ballade, bon titre mais moins complexe que le reste.

Enfin un groupe qui se lance sur le territoire du metal progressif moderne grâce à 60 minutes de musique complexe et inspirée.