Superbia
The Effigy
Journaliste (Belgique)

DEATH ALLEY

«Death Alley sort l'album parfait avec ce Superbia envoûtant de bout en bout !»

8 titres
Heavy Rock'n'Roll
Durée: 50 mn
Sortie le 23/03/2018
3917 vues
Nous rejoignons Amsterdam aux Pays-Bas avec le groupe de l'ex THE DEVIL BLOOD, Oeds Beydals. Celui-ci s'entoure du chanteur Douwe truijens, du batteur Ming Boyer et du bassiste Dennis Duijnhouwer pour la création de DEATH ALLEY.
Le premier album Black Magick Boogieland sort chez Teepee Records en 2015. Le groupe au relent de MOTORHEAD, MC5 et BLACK SABBATH a ravagé l'Europe et est prêt à en découdre de nouveau avec la sortie du nouvel album Superbia cette fois sur le label Century Media.

L'entrée en matière avec « Daemon » démontre immédiatement un cachet propre au groupe. La basse ronronne à saturation alors que la guitare ne possède pas d'effet de distorsion dans l'immédiat. Et pourtant ce tempo bien relevé réussi à remuer l'auditeur. Le style est dans notre époque avec une influence totale d'un autre temps. Si certains passages sont assez directs, la longueur et les changements du morceau nous plongent dans le progressif. Un roulement de caisse claire annonce « The Chain », titre rapide et rock ou la profusion de notes de guitare va vous plonger dans le vrai bon rock qui groove.

En parlant de groove, rien de tel que cette introduction de batterie sur un super rythme que la basse s'empresse de rejoindre. La guitare pose l'ambiance et la bande originale de film n'est pas loin du propos du groupe. Si le combo n'exprime pas la violence, l'énergie est plus que présente. Les musiciens nous donnent une belle démonstration de savoir faire. Les notes pleuvent mais malgré ce déluge de technique, ne sont nullement de trop. Elles donnent le ton et nous entraînent continuellement. « Headlights In The Dark » nous renvoie encore plus loin dans les années 60's avec une ligne de chant accrocheuse en plus de toute la qualité musicale.

Retour sur du plus traditionnel, si l'on peut dire quand on parle de DEATH ALLEY. « Shake The Coil » va droit à l'essentiel. Ce titre court répétitif se place bien pour mettre l'ambiance. Le même but continue avec le très MUDHONEY « Murder Your Dreams ». Un rock qui déménage avec une voix rageuse nous fait comprendre pourquoi le groupe se dit également influencé par MOTORHEAD. Au niveau de l'efficacité nous sommes sur la même ligne.

« Pilgrim » à l'odeur de l'expérimental rock. Les lignes de chants multipliées donnent tout le cachet spatial alors que la basse apporte la touche mélodique. La pédale wah-wah est de sortie pour diverses interventions. Le travail d'harmonie est fabuleux quand on y prête bien attention. Toujours technique mais totalement émotif, le groupe nous fait voyager dans son monde avec beaucoup de facilités. Arrive alors le dernier titre qui va nous coller au mur sur le ton du progressif. « The Sewage » avec ses presque douze minutes est un trajet complet dans la virtuosité du groupe. Chaque instrument pourra vous clouer au sol par le jeux exécuté ici. Le titre est moins dans l'accroche directe par rapport à l'album mais quelle claque musicale. Nous restons convaincu de tenir entre les mains une pièce maîtresse du rock grâce à l'inspiration et la dextérité des membres du groupe.

Il n'y a pas grand chose à rajouter quand on parle de ce nouvel album. L'écoute se suffit à elle-même pour être convaincu par tout les titres. Bien plus qu'une réussite d'écriture, c'est surtout le jeu débordant de feeling qui donne une accroche bien trempée à la musique du groupe. Comme quoi un vieux style peut tout saccager sur son passage dans notre ère moderne si l'on y croit suffisamment pour l'amener au bout de sa réalisation. Un album a se procurer absolument.
DEATH ALLEY
Plus d'infos sur DEATH ALLEY
Heavy Rock'n'Roll