SUFFOCATION
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Brutal/Technical Death Metal
Chroniques

Hymns From The Apocrypha
Blood Potatoe
Journaliste

SUFFOCATION

«Avec 'Hymns From The Apocrypha', Suffocation signe un album de brutal death technique et mélodique qui devrait ravir les die-hard fans du combo new-yorkais.»

9 titres
Brutal/Technical Death Metal
Durée: 41 mn
Sortie le 03/11/2023
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Suffocation, quintette formé à New York en 1988, est l’un des pionniers du brutal death, certains lui attribuant même la paternité du genre. Après trois albums de grande qualité, dont le séminal ''Effigy Of The Forgotten'', la formation se sépare en 1998 avant de revenir en 2002.

2018 voit le départ de l’emblématique vocaliste Frank Mullen, remplacé par Ricky Myers, qui a fait ses armes au sein du combo death/grind Disgorge. Inquiétude chez les fans de longue date pour qui le chanteur originel semble indissociable du groupe. Rassurés par les récentes prestations live du frontman, il restait à ce dernier à faire ses preuves en studio.

C’est chose faite avec ''Hymns From The Apocrypha'', qui s’inscrit dans la droite lignée des précédents efforts du gang.

Si le chant de Myers se montre plus guttural que celui de son prédécesseur, les parties vocales jouent la continuité et ne révolutionnent pas la ligne mélodique, si ce n’est une tonalité un peu plus grave due à la profondeur des growls.

La paire de guitaristes Hobbs/Errigo cisèle des riffs chirurgicaux et tricote des soli techniques sans sacrifier à la mélodie ('Seraphim Enslavement', 'Descendants'). Les six-cordes se font même groovy sur 'Delusions Of Mortality'.

La basse de Derek Boyer, forte d’un mixage avantageux, se montre particulièrement volubile sur 'Dim Veil Of Obscurity' alors que le cogneur Eric Morotti se fend de parties de batterie syncopées, 'Perpetual Deception' en tête.

Si la technicité est mise en avant sur ce neuvième opus, la mélodie y trouve également sa place, à l’instar des guitares harmonisées du titre éponyme. De même, le combo sait ralentir le tempo quand nécessaire et proposer des parties lourdes voire écrasantes ('Immortal Execration', le final de 'Seraphism Enslavement'), évitant ainsi une monotonie inhérente au genre.

Forte d’une production puissante mais claire de Christian Donaldson et d’un magnifique artwork signé Giannis Nakos, cette cuvée 2023 se montre à la hauteur des attentes et ne demande qu’à être portée sur les planches lors de la prochaine tournée, prévue début 2024.