Strength in numb333rs
Maitre Jim
Journaliste

FEVER 333

«Fever 333 signe un des meilleurs albums de crossover du 21ème siècle. ''Strenght in numb333rs' est une bombe comme on n'en avait pas entendu depuis longtemps!»

9 titres
Fusion
Durée: 40 mn
Sortie le 18/02/2019
401 vues
Un son rock heavy façon Linkin Park, en plus brûlant. Une énergie apurée à la Rage Against The Machine. Une des voix les plus sexy de la scène hardcore. C'est Fever 333 et le trio nous envoie un excellent crossover rap rock électro from LA. Un excellent mélange des genres et une attitude impeccable pour cette nouvelle sensation qui vient nous mettre la fièvre.
Des prestations live sulfureuses aux studios d'enregistrement, le nouveau groupe de Jason Butler, déjà vocaliste de l'excellent et non moins groovy groupe post-hardcore Letlive. est une bombe. Et on aura l'occasion de s'en assurer lors de la tournée européenne de juin, tout récemment annoncée.
Né sur le parking d'une fameuse enseigne de grande distrib US à l'issu d'un concert improvisé, Fever 333 pique la curiosité. Comment un simple trio peut-il être aussi puissant ? Démonstration avec « Strength in numb333rs », le 1er album des 3 enragés.


Musicalement, les 3 compères balancent une savante fusion de genres, définitivement estampillés Los Angeles. Rock, electro, rap, hardcore, métal… ça sent le smog de la tentaculaire cité des anges. Et ça marche parfaitement ! Ce premier album est empreint de maturité, de force et… de sensualité. La production est excellente et l'enchainement des morceaux est parfait. Du début à la fin, ça cogne, ça rebondit, ça groove, ça hurle, ça balance. Avec mélodie, puissance et talent, Fever 333 nous plonge dans ses racines d'Inglewood, quartier ultra-populaire de LA. Résultat, on se dirait dans la bande son d'un film comme Matrix ou de toute autre production prédisant un chaos planétaire prochain. Une vraie expérience.
Directs et énervés, comme sur ‘Burn it', l'excellent morceau d'ouverture, les Californiens ont l'at de faire rebondir sur leur son tellement urbain. Tout comme sur le double-titre ‘Prey for me & Only one', originalité où 2 morceaux se succèdent avec 2 ambiances différentes. Le premier plutôt mélodique et chantant alors que le second est nettement plus hardcore, bien porté par deux accélérations sublimes.
D'autres titres rappellent sans avoir à en rougir les débuts de Linkin Park. Un son lourd, des riffs bien entrainants et un éventail de vocalises impressionant. Sauf que là, Butler est tout seul. Sur un morceau comme ‘Southside of Inglewood', le chanteur s'offre une petite dédicace à sa hometown en format spoken word sur fond de mélodie mélancolique. Avant de nous enfoncer dans une fin chaotique et stridente. LP toujours, ‘Animal' aurait toute sa place sur le premier album des porte-drapeaux du nu metal, notamment grâce au phrasé et aux samples qui collent parfaitement aux riffs heavy. Et que dire d' ‘Innoncent', radio hit en puissance avec son superbe refrain mélodique.
L'album compte aussi une merveille de ballade avec le titre ‘Am I here' qui débute sur une intro unplugged et qui se change en love song portée par des violons magnifiques. L'art de distiller un peu de douceur avant de conclure sur un autre double-titre ‘The elephant & outro', rapcore émo où on retrouve toujours ce punch dans le phrasé. Le final se fera au son de manifs, tellement d'actualité, avec Butler en agitateur de foule.


Wow. Wow ! Cet album est une tuerie absolue. Un mélange des genres parfaitement senti et exécuté. Une finesse incroyable dans la voix, proportionnelle à la rage qui sort des tripes des musiciens. L'énergie qui se dégage de « Strength in numb333rs » est caractéristique de ces premiers albums où les artistes cherchent à marquer le monde de leur emprunte. Si les 3 de Fever 333 ne sont certes pas des novices, leur rencontre musicale est digne des plus belles alchimies rock des 20 dernières années. Si le monde avait besoin de 9 morceaux pour se mettre en transe en 2019, il les a trouvés. Ils viennent d'Inglewood et ils sont signés Fever 333. Réjouissez-vous patiemment chers lecteurs, le groupe sera présent sur les gros festivals d'été dont le Hellfest, mais aussi dans la petite salle de la Maroquinerie à Paris. Rendez-vous en juin. Effet wow assuré !