OCEANS OF SLUMBER
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Metal Progressif

Starlight and Ash
Enora
Journaliste

OCEANS OF SLUMBER

«Sans atteindre les plus hauts sommets de ce qu’Oceans of Slumber a pu nous proposer depuis sa formation, « Starlight and Ash » est un album maîtrisé et agréable qui nous replonge avec délice dans l'univers du groupe.»

11 titres
Metal Progressif
Durée: 50 mn
Sortie le 22/07/2022
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Depuis sa formation en 2011, les Américains d’Oceans of Slumber ont déjà partagé avec nous quatre albums de Metal Progressif aux influences Doom : « Aetherial » (2013), « Winter » (2016), « The Banished Heart » (2018), et « Oceans of Slumber » (2020). Ils reviennent aujourd’hui avec leur toute dernière création intitulée « Starlight and Ash » !

Il y a déjà quatre mois, Oceans of Slumber dévoilait le clip de ‘The Waters Rising’, un morceau où la voix se pose avec délicatesse sur une ligne de guitare acoustique qui permet de renouer avec l’univers du groupe. Malgré tout, l’auditeur amateur de leurs précédentes créations pourra être un peu déçu par la montée en intensité qui intervient à mi-morceau et surprend par son manque de subtilité. ‘Hearts of Stone’, qui arrive ensuite, nous replonge pleinement dans l’atmosphère de « The Banished Heart » (2018) avec sa rythmique retenue et ses airs minimalistes. Multipliant les références à la culture musicale américaine, la belle ‘The Lighthouse’ mêle les guitares country de Jessie Santos et Alexander Lucian à une rythmique blues alors que la superbe voix de Cammie Gilbert nous emmène plutôt vers la Soul. Des cordes s’ajoutent à l’ensemble pour un effet des plus réussis !

Sur ‘Red Forest Roads’, on pourra regretter les ajouts d’effets de voix et de chœurs à répétition qui font que le côté brut de la musique du groupe se perd. Il faut d’ailleurs souligner que le mixage est particulièrement brouillon sur ce titre puisque les instruments se couvrent les uns les autres. Dans un registre plus planant et avec une ouverture de Dobber Beverly à la batterie, ‘The Hanging Tree’ révèle le talent d’Oceans of Slumber avec beaucoup de sobriété, à l’inverse de ‘Salvation’, un morceau mystique mais désincarné qui bénéficie quand même de l’ajout de chœurs masculins agréables à l’oreille. En comparaison avec ce dernier, ‘Star Altar’ est une chanson pudique mais emplie d’émotions qui marque les esprits grâce à ses changements rythmiques.

‘The Spring of ‘21’ est l’occasion rêvée de faire une pause avec un titre court au piano, sur lequel la reverb’ est un peu trop marquée cependant mais cela reste une affaire de goûts personnels. Dans sa continuité directe arrive ‘Just a Day’ qui, comme ‘Hearts of Stone’ en début d’album permet de retrouver le pouvoir d’attraction quasi-magnétique de « The Banished Heart » avec en plus un très beau passage où la voix est accompagnée d’un violon (mais la conclusion laisse à désirer). Bien que reprise des centaines de fois, ‘House of the Rising Sun’ intrigue toujours quand on la voit sur une tracklist, et Oceans of Slumber s’y frotte avec intelligence en proposant une version brillante de simplicité ! En quelques notes, ‘The Shipbuilder’s Son’ annonce une création convaincante, sentiment qui se confirme lorsqu’on en découvre les contrastes.

Sans atteindre les plus hauts sommets de ce qu’Oceans of Slumber a pu nous proposer depuis sa formation, « Starlight and Ash » est un album maîtrisé et agréable. Si le groupe semble parfois se laisser aller à des compositions faciles et désincarnées, certains morceaux sont saisissants de beauté et nous rappellent leur talent.