DIE KRUPPS
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Industrial/EBM (early), Industrial Metal (later)
Chroniques

Songs from the Dark Side of Heaven
Fred H
Journaliste

DIE KRUPPS

«Le traitement général très orienté électro avec un peu de metal ici et là divise. On préférera rester sur les versions originales de certaines reprises et sur des compositions inédites et plus martiales de nos sidérurgistes allemands.»

10 titres
Industrial/EBM (early), Industrial Metal (later)
Durée: 41 min 49 mn
Sortie le 28/05/2021
199 vues
La première fois que Die Krupps nous avait fait le coup du disque de reprises c’était en 1992 avec le tout est dans le titre « A Tribute to Metallica ». Quasi 30 piges plus tard, les teutons remettent le couvert avec de nouvelles relectures.

Habituellement, la formation allemande nous sert un mélange de Metal indus (faits de rythmes martiaux et de riffs thrashisants) et d’électro. Les relectures de ce « Songs from the Dark Side of Heaven » sont globalement à forte dominante « synthétique » ('Chinese Black' de The Neon Judgement commis en duo avec le chanteur Jyrki 69 des finlandais de The 69 Eyes). Il y a donc BEAUCOUP d’electro ('The Number One Song In Heaven' du duo de synth-pop Sparks), de samples, de boucles et autres bidouilleries de grosses machines ('Whip It' de Devo, le dansant 'Marilyn Dreams' des B-Movie).

Au milieu de tous ces beats électroniques, subsistent tout de même quelques soli de guitares ('No More Heroes' de The Stranglers avec un featuring du sixcordiste Ross The Boss des Dictators et Manowar) et des riffing bien metal ('To Hell With Poverty!' des Gang Of Four ici balancé avec le batteur “Big” Paul Ferguson de Killing Joke).

Les adeptes des chansons ordinairement bâties sur de gros matraquages risquent donc d’être un peu/pas mal décontenancés. Pour leur douzième opus (successeur de « Vision 2020 Vision » de fin 2019), les Krupps ont choisis de revisiter des morceaux sortis entre mi 70’s et mi 90’s. Certaines réappropriations passent plutôt bien (l’excellent hit des Blue Öyster Cult '(Don’t Fear) The Reaper' perpétré ici avec le gratteux des The Stooges James Williamson, l’entêtant 'New York (Version 9/11)' de MCL).

A contrario, d’autres covers sont moins réussies car elles dénaturent trop (la ratée 'Another One Bites The Dust' de Queen) ou n’apportent vraiment pas grand-chose par rapport à leurs versions références (la Depeche Mod-ienne 'Collapsing New People' de Fad Gadget, tube des discothèques aux débuts des 80’s).

Voilà pour le contenu. Pour le contenant, d’aucun noteront sur la pochette la spéciale dédicace à Pink Floyd (le skeud « The Dark Side of the Moon ») et surtout l’absence sur des emblématiques trois anneaux en acier qui suivent le groupe sur bons nombre de leurs productions. Le signe d’une livraison voulue « à part » ?

Avec son « Songs from the Dark Side of Heaven », Die Krupps a voulu rendre hommage à quelques-uns de leurs héros muzicos qui les ont inspirés. Le traitement général très orienté électro avec un peu de metal ici et là divise. L’avis final reste donc mitigé. Le plus grand nombre préférera rester sur les versions originales de certaines reprises et sur des compositions inédites et plus martiales de nos sidérurgistes allemands.