5 : The Gray Chapter
United Rock Nations

SLIPKNOT

14 titres
Metal
Durée: 64 mn
Sortie le 20/10/2014
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6 ans que nous attendions un nouvel album de Slipknot. Avec « All Hope is Gone », le combo de Des Moines nous avait laissé entrevoir un retour au source après un décevant « Vol 3: the Subliminal Verses ». Malheureusement, les derniers événements ne laissaient rien présager de bon: le décès de Paul Gray, le départ de Joey Jordison et le limogeage de James Root de Stone Sour. Bref ! Un contexte tendu.

Rajoutons le mystère autour des deux nouveaux remplaçants dont on connait maintenant les noms - Alessandro Venturella à la basse et Jay Weinberg à la batterie - et la boucle est bouclée. C'est donc avec appréhension que nous nous appretons à tendre l'oreille sur le cinquième opus dont le titre est dédié bien entendu au défunt Paul Gray.

Nous pouvons maintenant l'affirmer avec certitude: ce dernier né est un grand album ! Mature, diversifié, intense, mystérieux et violent. On sent que Slipknot vient de passer un cap vers une nouvelle dimension artistique. Corey Taylor est au sommet de son chant, les compositions sont riches et la nouvelle paire rythmique assure grave.

Alors bien sur, il y a dans cet album des titres plus lents , plus mélodiques comme « Killpop », la magnifique ballade « Goodbye » probablement en hommage à Paul Gray (« So the last thing on Earth I am ready to do is say, Goodbye ») ou « If Rain is What You Want ».

Pour autant, Slipknot n'oublie pas ses origines et nous balance des brulots dignes de leurs deux premiers albums comme « Sarcastrophe » (ne vous fiez pas à l'intro arpégé !) dans lequel Jay Weinberg confirme que remplacer Joey Jordison est plus facile que prévu, « Skeptic » (et son refrain plus punk que metal), « Custer » (qui deviendra selon nous un grand classique en concert) ou « The Negative One ».

Même si ci et là certains titres sont moins impactant (« AOV » et son refrain pompeux plus proche de l'esprit de Stone Sour que de celui de Slipknot ou le très brouillon « Nomadic » ou le perfectible « The One That Kills The Least » ) reste au demeurant le constat que la cohésion musicale après 6 ans d'absence est totale.

Avec « .5: the Gray Chapter », Slipknot prouve une fois de plus que le metal ne peut se passer de lui. Un brillant hommage à Paul Gray. Un album à la hauteur des meilleurs du groupe.