Dancefloor Bastards
United Rock Nations

SIDILARSEN

13 titres
Rock
Durée: 54 mn
Sortie le 29/04/2016
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Y-a-t’il vraiment besoin de présenter Sidilarsen ? Oui ? Bon, et bien pour ceux qui l’ignorent, Sidilarsen est un groupe de « Dancefloor Metal », un subtil mélange entre du métal et de l’électro.

Originaire de Toulouse, le groupe est fondé en 1997 par Benjamin Bury (guitare/chant), David Cancel (chant), Samuel Cancel (batterie), Sébastien Eychenne (guitare) et Julien Soula (basse). Très vite, ils enchaînent les concerts, et sortent, en 1998, une première démo : « Énergie nourricière ». L’année d’après voit la sortie d’un EP : « Verticalité », et dès 2000, leur second EP : « Emotion Numérique ».

Au fur et à mesure des concerts, leur premier album, « Biotop », sort en 2003, puis un second, « Eau » deux ans plus tard. 2006 est un changement, avec le départ de Sébastien Eychenne, le guitariste, et l’arrivée de Benjamin Lartigue à la guitare. Le line-up se stabilise et s’ensuivent de nombreux concerts, et trois albums : « Une nuit pour sept jours » en 2008, « Machine rouge » en 2011, « Chatterbox » en 2014. « Dancefloor Bastards » est le 6ème album du combo Touousain.

Dès le début, le ton est donné avec « Spread It ». Il y a peu d’électro sur ce morceau et Sidilarsen nous envoie son plus beau métal, alternant le chant en français et en anglais. Pour le morceau suivant, « Dancefloor Bastards », qui donne son nom a l’album, l’électro est omniprésente, et se marie à merveille avec le son des guitares !

« Frapper La Terre » est dans la lignée du précédent, combinant un métal lourd, avec l’électro. Et ainsi vont « Go Fast » et « Guerre A Vendre » même si ce dernier va plus piocher du côté du métalcore.

« Le Jour Médian » opère un changement radical par rapport aux précédents, avec un titre presque exclusivement électro, et un peu plus lent, donnant ainsi une atmosphère mélancolique. Mais bon, l’album se poursuit avec « Walls Of Shame », résolument engagé, « Méditerranée Damnée », et « Religare » un autre titre engagé. Suivi par les puissants « Sois Mon Rêve », « Au Maximum » et « I Feel Fine », l’album se termine par le très bon (mais long, 6 minutes) « 1976 » alternant des passages très lents, où la musique s’arrête presque derrière la voix du chanteur, et des passages puissants où l’électro domine.

Restant fidèle à son style, Sidilarsen nous offre un album vraiment puissant, superbement réalisé, et alternant morceaux puissants, comme l’excellent « Spread It » et morceaux plus calmes, comme « Le Jour Médian » qui n’en reste pas moins bon. Au final, les morceaux s’enchaînent très bien, et cet album dépasse largement les attentes. Agréable surprise donc ! En somme, cet album fait parti de nos coups de cœurs pour 2016.

Timothé Mercier