BLACK SWAN
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Hard Rock, Melodic Rock

Shake The World
Laurent Sage
Journaliste

BLACK SWAN

«Un supergroupe qui va faire parler de lui. Et effectivement, it gonna shake the world.»

11 titres
Hard Rock, Melodic Rock
Durée: 57 mn
Sortie le 14/02/2020
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Le label italien Frontiers a pris l’habitude sortir des albums de ce que l’on peut qualifier de "super-groupe" avec des musiciens mondialement connus issus de différentes formations. Le résultat n’a pas toujours été à la hauteur des attentes générées. Souvent un manque de cohésion, d’âme faisait que le projet était à classer dans la catégorie "pas mal mais peut mieux faire".

Aujourd’hui, re-belote, nous avons affaire avec Black Swan à un groupe composé de, excusez du peu : Robin Mc Auley ( Michael Schenker), Reb Beach ( Winger, Whitesnake), Jeff Pilson ( Foreigner, Dokken), Matt Star ( Mr Big, Ace Frehley). A l’énoncé des noms, c’est clair, nous n’allons pas avoir droit à du black metal mais sûrement à du hard racé typé eighties.

Et c’est tout à fait le cas. Mais, et c’est à noter, même si les inspirations sont à chercher du côté des grands moments du hard des 80’s, le groupe a su se mettre au goût du jour et propose un album cohérent, pas empreint de nostalgie mais plutôt un album joyeux, avec des refrains accrocheurs, un son actuel et une ligne directrice cohérente. Contrairement à d’autres projets, celui ci est digne d’un "vrai" groupe qui se connaît depuis des années et nous embarque facilement dans son univers.
"Shake the World" qui ouvre l’album donne le ton : intro à la batterie, plutôt lente puis soudain la foudre arrive avec le riff énergique de Reb. Robin chante superbement, refrain entêtant, ça envoie. On tape du pied, et un solo rageur de Reb en tapping après un break basse/batterie qui vous emporte. Bravo, ça commence fort.
"Big Disaster" est joué sur un tempo plutôt medium et le riff groove sévère. Bon, quand Jeff Pilson est à la basse, pas de souci, les morceaux balancent toujours . Reb est en forme et nous montre une partie de l’étendue de son talent. Quel solo. Mélodie, rage, technique, feeling, vibrato à la Brad Willis. LE guitar-hero par excellence. Et ça continue avec "Johnny Came Marching", un gros riff de guitare syncopé en accord plein sur une rhytmique basse/batterie heavy, il n’y a pas à dire, ces gars savent ce qu’est un riff. Un phrasé à la guitare sur les ponts, le chant plus rock de Robin et encore une fois les envolées en solo de Reb. Bravo.
"Immortal Souls" me fait penser à un morceau lorgnant du côté de MSG. Le morceau est heavy, tempo medium, les arrangements nous ramènent du côté de MSG , le premier album de Schenker avec Robin. Le pont avec le break basse/ batterie est terrible et lance Reb qui nous sort encore un solo, court mais ultra-efficace. De la mélodie, au chant, à la guitare, nous sommes servis. Pour tous les amateurs de hard mélodique, vous serez déjà conquis par ces premeiers morceaux.

Nous avons bien sûr droit à la ballade réglementaire avec "Make it There". Comme l’album sort le 14 février, jour de la Saint Valentin, ça tombe très bien ! Et une bonne excuse pour l’offir ou se le faire offrir.

Heureusement ( oui, je ne suis pas fan des ballades) arrive à point nommé derrière un "She’s on To Us", beaucoup plus heavy rock, avec des guitares travaillées, un riff pas facile, il va vous falloir une bonne main droite pour le copier.
"The Rock That Rolled Away", énergique à souhait, rappelle les grandes heures de Winger et on doit souligner à nouveau le travail de Reb à la guitare. Définitivement un guitar hero et cet album prouve qu’il mérite reconnaissance. Ecoutez son solo sur ce morceau, du grand art.

La fin de l’album est plus "calme", mais pour terminer en beauté ,le groupe nous propose "Divided -United". Le morceau commence avec de belles mélodies au piano, s’électrise, s’énerve aux deux-tiers du morceau, devient épique ; les choeurs envoient une bonne énergie et Reb laisse parler tout son talent (encore une fois) pour délivrer un solo rageur. Le morceau différent de l’album de par sa structure.

Vous trouverez sur cet opus un condensé de savoir-faire en matière de compositions, refrains mélodiques et entraînants et parties de guitare endiablées. Nous avons affaire à un grand album et pour une fois, ce super-groupe mérite le succès car tout ce qu’il propose est de grande qualité. Il ne s’agit pas de reprendre les "vieilles" recettes du passé mais plutôt d’un projet où toutes ces influences ont été digérées et mises au goût du jour. De la technique au service de la musique.
Et il est à noter que la production est énorme. Ce qui ne gâche rien.

Maintenant que vous nous avez mis l’eau à la bouche messieurs, quand nous verrons vous sur scène ?