Second Skin
Fred H
Journaliste

ICONIC

«« Second Skin » est une première transformation réussie. On espère vivement un futur et second drop entre les poteaux du même acabit.»

11 titres
Hard Rock
Durée: 47 min 52 mn
Sortie le 17/06/2022
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Dans la famille All stars band (nouvellement) à fomenté par le label Frontiers Records, je demande Iconic. Pour cette énième réunion de musicos de renom, les six-cordistes Michael Sweet (Stryper, Sweet & Lynch) et Joel Hoekstra (Whitesnake, Jeff Scott Soto, …) se retrouvent associer au bassiste Marco Mendoza (ex-… Black Star Riders et The Dead Daisies), au batteur Tommy Aldridge (Whitesnake, ex-Ozzy Osbourne) et au chanteur Nathan James (Inglorious). Sur le papier ça claque sa race.

Comme pour une kyrielle de livraisons signées par le label italien, le presque incontournable Alessandro Del Vecchio (Sunstorm, Jorn, Hardline, Mr. Big, Revolution Saints) est là. En plus de ses parties de claviers et quelques chœurs, la tête-pensante d’Edge Of Forever s’est aussi occupée de la coprod’ et du mix du skeud.

Pour leur premier effort, baptisé « Second Skin » (NdT : « Seconde Peau » … de serpent ?, on va y revenir), le supergroupe évolue dans un mélange de Hard Rock et de Rock Mélodique. Le spectre du Serpent Blanc de David Coverdale ('Nowhere To Run', 'Worlds Apart') plane clairement au-dessus de nombreuses chansons. La filiation entre les deux formations est plus qu’une évidence. En même temps, vu les gaziers en présence, rien de vraiment bien étonnant.

Ce sont les deux guitaristes qui se sont chargés de l’écriture de la quasi-intégralité des compos. Leurs styles se reconnaissent immédiatement. Rythmiques musclées ('Run (As Fast As You Can)'), riffs accrocheurs en pagaille ('It Ain't Over'), soli de grattes tonitruants ('All About') … ça claque dans la face. Si on ajoute quelques variations de rythmes bien amenées ('Second Skin') et de chouettes mélodies ('Ready For Your Love'), tout cela fonctionne à merveille.

Le terrain est connu mais loin d’être désagréable. Outre les liens avec le reptile blanc, on identifie aussi un petit côté Aerosmith ('Let You Go'), un rien de Boston ('This Way') et même aussi des grattes doublées façon Thin Lizzy ('Enough Of Your Love').

Entouré de toutes ces pointures instrumentistes (dans leurs genres), le « jeune » vocaliste (34 piges début juillet) est très à son aise ('All I Need' et ses petites montées dans les aigus). Les compositions ont été goupillées sur mesure pour lui et sa voix (il a tout de même plus apporté sa pierre ici et là). Totalement en confiance, le britannique à boucler l’enregistrement de ses lignes de chants en (seulement) quatre sessions d'après-midi.

L’ensemble est parfaitement maîtrisé et très plaisant (même si peut-être un chouia un rien trop convenu). Iconic s’appuie sur une paire de maitres du manches/compositeurs de talents, une section rythmique en béton, et un vocaliste en très grande forme. « Second Skin » est une première transformation réussie. On espère vivement un futur et second drop entre les poteaux du même acabit.