MOTIONLESS IN WHITE
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Metalcore

Scoring The End Of The World
Schnabel
Journaliste

MOTIONLESS IN WHITE

«Après quelques très bons titres d'ouverture, Scoring The End Of The World se révèle être répétitif et sans prise de risque.»

13 titres
Metalcore
Durée: 50 mn
Sortie le 10/06/2022
501 vues
Les déjantés de Motionless In White, reviennent le 10 juin avec une 6ème album, Scoring The End Of The World, après une pause imposée par la crise sanitaire de 3 ans. Formé en 2005 et provenant directement de Pennsylvanie, nous retrouvons ici les mêmes 5 artistes que sur le précédent album, Chris "Motionless" Cerulli (chant), Ricky Horror (guitare rythmique), Ryan Sitkowski (guitare solo), Vinny Mauro (batterie) et Justin Morrow (basse).

On peut dire que l'album commence très fort avec "Meltdown". Le groupe nous embarque dans sa tornade metalcore qui fracasse tout sur son passage. Chris nous impressionne par sa capacité à passer du chant clair au chant scream avec une telle aisance.
L'ajout de rythmiques très typées "électro" apporte ce petit détail qui en fait un groupe complètement décalé.
Nous pouvons également noter une excellente batterie, qui se veut punchy et technique, tout au long de l'album, sans avoir à relever d'accroc.
Le groupe continue sur sa lancée avec "Sign Of Life" et "Werewolf" qui sont pour moi les meilleurs titres. Nous y retrouvons ici encore, une ambiance électro, assez prépondérante. Pour situer un peu ces deux morceaux, ils pourraient aisément être intégré à une BO de jeu cyberpunk sans que cela soit choquant.

A partir de "Masterpiece", soit à la deuxième moitié de l'opus, celui-ci prend un virage....raté malheureusement... En effet, les titres travaillés et recherchés laissent place à des morceaux monotones, sans prise de risque. Le groupe ne sortant plus de sa zone de confort.
Sur certains morceaux, comme sur "Masterpiece", j'ai eu, pour ma part, l'impression de retourner dans les années 2010, ma période metalcore... avec un metal basique, sans excès, et malheureusement ne se détachant pas des groupes de cette période, Ice Nine Kills, Memphis May Fire, Miss May I etc...
Malgré une première partie s'écoulant très rapidement, j'ai été surpris à regarder ma montre à de multiples reprises à l'écoute de cet album ... Il faut dire qu'il est assez long avec ses 13 titres (50 minutes).
Les différents featuring, 3 au total, ont du mal à relever le niveau, mais restent cependant les meilleurs morceaux sue cette dernière partie. Nous pouvons retrouver sur cet album l'intervention de Bryan Garris (Knocked Loose), Caleb Shomo (Beartooth), Mick Gordon (Bande son du jeu Doom). C'est dommage, avec de telles pointures, nous nous attendions à mieux.
La chanson éponyme "Scoring The End Of The World" peine à sortir de la répétition et à conclure l'album...

L'album reste cependant assez surprenant par les différents chemins tortueux qu'il emprunte et par les différentes sonorités employées. De chansons brutales, "Slaughterhouse" ou "Werewolf", MIW passe sans transition à des morceaux beaucoup plus calmes, "Masterpiece", "Porcelain". c'est déstabilisant mais non déplaisant.

Conclusion :
Malgré une envolée de début d'album très bonne, des sonorités explorées diverses et surprenantes, l'album redescend très vite dans une monotonie certaine et une redondance assez désolante. Les membres de MIW retournent dans leur zone de convert après de très bons titres d'ouvertures. C'est dommage, quite à prendre des risques, autant le faire jusqu'au bout.
La batterie reste cependant à saluer durant toute la durée de l'album.

Titres coup de coeur : "Meltdown" et "Werewolf"

Tracklist :
1. Meltdown (4:29)
2. Sign Of Life (3:40)
3. Werewolf (3:32)
4. Porcelain (3:37)
5. Slaughterhouse feat Bryan Garris (4:24)
6. Masterpiece (3:27)
7. Cause of Death (4:03)
8. We Become The Night (3:32)
9. Burned At Both Ends II (3:57)
10. B.F.B.T.G : Corpse Nation (3:34)
11. Cyberhex (4:35)
12. Red, White, and Boom feat Caleb Shomo (3:19)
13. Scoring The End Of The World feat Mick Gordon (3:48)