RUSTED
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Hard Rock/Heavy Metal
Chroniques

Live Wild & Free
Enora
Journaliste

RUSTED

«''Live Wild & Free'', plat, ennuyeux et redondant, un live qui n'aurait jamais dû exister»

15 titres
Hard Rock/Heavy Metal
Durée: 65 mn
Sortie le 16/12/2016
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AUTOPRODUCTION

Alors que l'innovation est le mot-clé pour bon nombre de groupes de Metal, il existe une petite bande de canadiens qui n'ont pas envie d'en entendre parler. En effet, Rusted a décidé de prendre pour exemples leurs idoles des années 80, et ont réussi la prouesse de sortir un DVD live alors que le groupe n'a même pas dix ans et seulement un album au compteur ! Sur “Live Wild & Free”, on retrouve Tony Rust au chant, Maniac et Eagle aux guitares, Dizzy derrière la batterie et le dernier venu Mark Shark à la basse. Prêts pour un retour aux sources ? Bon, on est d'accord, vous n'y avez pas cru, pas plus que moi. Et pour cause, je vous laisse apprécier le désastre.

Et c'est avec “Partner In Crimes” que le groupe au complet débutera cet enregistrement. Alors que le son semble très distant, même pour un live, la voix ne colle absolument pas. Quelques problèmes de justesse ? Quoi qu'il en soit, le public semble apprécier les choeurs qui bouffent littéralement la voix du chanteur, mais donnent une réelle énergie à ce titre qui devient plat. “Just A Dream” est déjà plus énergique, mais c'est difficile de rentrer dedans alors que le son est aussi mauvais… Seule la basse est réellement audible. Tony s'adresse encore une fois au public sur le début de “Two At A Time”, mais ce titre ne parviendra pas à relever le niveau. Encore une fois, les choeurs sont beaucoup trop présents, mais est-ce réellement une mauvaise chose ?

“Earthquake” provoquera à peine un petit tremblement d'ennui, et même si les fans en demandent davantage, “Rock Patrol” est à peine potable. On commence à avoir un son audible avec “Last Stand”, mais la voix de Tony est toujours aussi insupportable lors des couplets. L'introduction de “Scream In The Night” est intéressante, mais ne durera pas. Les riffs sont tout aussi basiques que la prestation est mauvaise, et ce ne sont clairement pas les choeurs, très aléatoires, qui parviendront à sauver le navire de la noyade. D'ailleurs, “Tsunami” viendra emporter ce qui reste de crédibilité au groupe avec un “ouh ! ah !” à peine motivé…

Bizarrement, le groupe est bien meilleur avec un son acoustique. Je n'ai pas dis que “Traveler” était bien, mais elle m'a fait relever la tête alors que je sombrais dans la dépression. Cette Power Ballade semble donner un second souffle au live, qui rechutera indubitablement avec “So Far So Strong”. Même si le chanteur invite le public à venir sur scène avec eux, les musiciens semblent s'ennuyer et le son s'en ressent encore une fois. Aucune énergie, “Wanted Man Boogie” a l'air de les épuiser.

Alors que j'ai hâte que le concert ne finisse, “Midnight Man” essaye de m'achever. Vous me trouvez méchant ? Mais allez écouter cette rythmique sans aucune âme, et même si “Summer Day” semble plus enjouée, c'est faux. Faux et léthargique. Est-ce que l'on peut espérer que “Young, Wild And Free” soit à la hauteur ? C'est quand même leur titre phare. Eh bien non, même la dessus je suis heureux de ne pas avoir eu à subir le vrai live des canadiens. Le groupe part de scène, nous sommes sauvés… Ah non, il reste “Hitting The Road”, en version studio... Je suis désolé mais je n'ai plus d'énergie pour vous décrire à quel point je m'ennuie, même sans le son low-cost du live.

Alors que le groupe se vante de sortir un DVD avant même leur première décennie d'existence, il va quand même falloir se demander pourquoi les autres groupes ne le font pas. Je n'ai évidemment pas LA réponse, le savoir infini et je suis loin d'être omniscient. Mais je peux vous assurer que si vous souhaitez acheter cet album, vous allez gâcher de l'argent. Vraiment. Donnez plutôt 10€ à une association de défense contre la maltraitance animale, ou à la SPA. S'il vous plaît.