JOEL HOEKSTRA'S 13
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Hard Rock
Chroniques

Running Games
Fred H
Journaliste

JOEL HOEKSTRA'S 13

«Tout simplement du bonheur en barre pour qui apprécie le rock hard mélodique US»

11 titres
Hard Rock
Durée: 48 min 46 mn
Sortie le 12/02/2021
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Suite au départ en 2014 de Doug Aldrich (désormais dans The Dead Daisies), Joel Hoekstra est devenu le guitariste – avec Reb Beach – de Whitesnake (première apparition sur le « The Purple Album », relectures de morceaux de Deep Purple période David Coverdale évidement). Depuis lors, l’ex-Night Ranger a enchainé les projets et les sollicitations (show théâtral de Broadway Rock of Ages, disque de Michael Sweet de Stryper, professorat au Rock 'n' Roll Fantasy Camp à Hollywood, guitariste dans le groupe de Cher, musicien dans The Voice US, etc.).

Courant 2015, après trois opus - principalement instrumentaux et orientés guitares - commis sous son nom entre 2000 et 2007 (« Undefined », « The Moon Is Falling », « 13 Acoustic Songs »), l’étasunien nous sortait son premier effort « Dying to Live » sous le blase de Joel Hoekstra's 13. Pour l’accompagner, rien que du beau monde. Imaginez-vous, des camarades de jeu comme les vocalistes Russell Allen (Symphony X, Adrenaline Mob) et Jeff Scott Soto (Sons Of Appollo, W.E.T., Trans-Siberian Orchestra), le bassiste Tony Franklin (Blue Murder), le batteur Vinny Appice (Dio, ex-Black Sabbath), le claviériste Derek Sherinian (Sons Of Apollo, ex-Dream Theater), et même la chanteuse Chloe Lowery (Trans-Siberian Orchestra) comme invitée. On a vus bien pire comme partenaires.

Pour ce présent « Running Games », second méfait sous cette bannière donc, c’est bien simple, on reprend exactement les mêmes et on recommence. Cette fois-ci, pour les vocaux, Russell s’octroie tous les leads et le sieur Soto ne s’occupe « que » des chœurs. En véritable patron du projet, Joël s’est occupé de tout. Compositions (paroles et musiques), production, arrangements, il a tout géré le gars.

A l’instar de son prédécesseur, cette galette ne se borne pas qu’à un seul style mais propose bien différentes couleurs musicales. Les inspirations et les influences de mister Hoekstra apparaissent assez distinctement. Un parfum des 70-80’s dans un écrin bien actuel par ci ('Hard To Say Goodbye'), une virée en contrée arabisante par-là ('Fantasy' et son put*** de riff ravageur). L’équipe nous embarque grâce à de belles lignes mélodiques, certes simples mais accrocheuses (l’addictif 'I'm Gonna Lose It', l’enlevé 'Heart Attack'), et des refrains globalement imparables qui vous restent en tête (l’entrainant 'How Do You'). D’aucuns diront que tout cela reste somme toute plutôt « classique » et un rien calibré. Probable, mais cela fonctionne grave. Rien n’est vraiment en deca du reste. Tout est du même (et très bon) niveau. La prod’ supervisée par Joël en personne et le mix de Chris Collier sont irréprochables.

Au service des morceaux, le natif d’Orland Park (dans Illinois) nous épargne les démonstrations de guitares abusives. Notre tout juste quinqua démontre – s’il le fallait encore – ses compétences dans le maniement du manche et du médiator, que ce soit lors de ses leads de six-cordes (l’intense et catchy 'Lonely Days')) ou durant les joutes gratte vs. clavier (le musclé 'Finish Line'). Ces « ping-pong » avec le sieur Sherinian sont des plus plaisants (la perle 'Reach The Sky').

Soutenu par le gars Soto en choriste de luxe, Russell est dans son « jardin » musical. De sa voix tant chaleureuse que puissante (l’explosif 'Cried Enough For You'), empruntant par moments quelques accents à Ronnie James Dio ou David Coverdale, le vocaliste est redoutable (l’envoutant 'Take What's Mine').

Une seule véritable ballade sur cet opus (la piste éponyme), et pour clôturer la rondelle en plus. On a là une merveille qui permet à l’étasunien et sa clique de tirer leur révérence avec classe dans un savoureux mélange de guitare acoustique, de percussions (assurées par Lenny Castro, collaborateur notre de Toto, Red Hot Chili Peppers, etc.), et d’instruments à cordes.

Rempli de compositions bien écrites et parfaitement exécutées, ce « Running Games » c’est tout simplement du bonheur en barre pour qui apprécie le rock hard mélodique US. Joel Hoekstra et son casting de pointures (qui en ferait rêver plus d’un), nous font passer un excellent moment. Hautement recommandé tout ça.