Menu principal
Accueil(current) News Live Reports Interviews The Wall Chroniques Groupes Concerts

River Black

THE EFFIGY
Journaliste (Belgique)

River Black

River Black nous sert un bon album qui fait bien le boulot. Pas l'album de l'année mais un agréable moment à tous les coups.
12 titres
Hardcore / Metal
Durée : 35
Sorti le 07/07/2017
9180 vues
Si River Black est un nouveau venu sur la scène extrême, il n'en est pas de même pour ses membres. Les vétérans John Adubato (guitare) et David Witte (batterie) font tous deux partie de Municipal Waste et exposaient leur créativité avec Burnt By The Sun avant sa dissolution. Ce dernier étant dissout, le duo remonte un nouveau projet en recrutant le bassiste de Revocation, Brett Bamberger ainsi que leur compère de Burnt By The Sun, Mike Olander pour se charger du micro.

Les quatre musiciens de la côte est des Etats Unis allient avec savoir-faire un métal moderne empreint de hardcore, de metal classique et de darkwave. Le groupe s'est rendu au Trax East Studio de New Jersey (The Dilinger Escape Plan, Hatebreed, The Black Dahlia Murder) avec le producteur Eric Rachel (Skid Row, Municipal Waste, God Forbid) pour nous concocter un album soigné aux petits oignons. Voici donc River Black... par... River Black.

Direct violence avec « Jaws ». Ce court titre rentre dans le vif du sujet dès la première seconde et met les points sur les « i » quant à l'album que nous avons dans les mains. Oubliez la tendresse pour cette écoute et penchez vous plutôt sur la rage vocale de Mike. Ambiance hardcore sur ce titre extrême, « Honor » possède toutefois ses parties mélodiques point de vue musique.

Batterie en mid tempo pour ce « Low » qui peut faire penser à un Prong survitaminé aux amphétamines. Hormis la partie accélérée, le riff est accrocheur et son efficacité donne envie de se muscler les cervicales. C'est le rapide « Shipwreck » qui pousse encore plus dans le headbanging. Si le thrash est de mise parfois sur les guitares, le chant reste la plupart de temps dans le domaine du hardcore screamo.

« River Black » est un interlude violon qui sert d'intro à « South X South ». Ce dernier joue l'alternance entre vitesse et lourdeur. Pas vraiment original, le morceau perd en efficacité lors des ralentissements. Une entrée qui déchire tout, un cri angoissant, « Boat » n'est pas transcendant mais joue son rôle de remue tête sans aucun doute.

« Move » reste dans la lignée du titre précédant. Les astuces de batterie sont bien utilisées. Pas mal de parties parlées qui malheureusement plombent un peu la tenue du titre. Un très bon riff débute « #Victim », on se laisse facilement entraîné sur ce rythme lourd mais ravageur. « Haunt » débute assez normalement puis survient une cassure de rythme et un tempo décalé qui donne tout son charme au titre. Le plus interpellant est la ligne claire de chant ainsi que la mélodie guitare. Au point que l'on ne se doute pas avoir afffaire au même groupe. C'est efficace, très beau et ça se retient sans peine.

La violence revient sur un « Sink » court et entêtant qui fait bien le boulot avant « Everywhere », titre le plus long de l'album. Il n'est pas pour autant différent et laisse un peu trop traîner en longueur les parties instrumentales répétitives.

River Black débarque donc avec un album agréable au son cru et puissant, mais qui dans l'ensemble ne sert qu'à vous secouer une bonne fois. Ce qui est déjà pas mal.
L'ensemble tire en longueur et nous n'aurions pas été contre plus d'essais aventureux comme il est question sur « Haunt ». Au bout du compte ce titre est celui qu'il faut retenir de ce disque. Le groupe prouve avec lui qu'il peut créer des moments particuliers dans sa musique et ça serait un plus si ce genre de tendance était plus présente dans l'ensemble du disque. Les fans de John et David ne seront pas dépaysés et se feront plaisirs en se procurant l'album.