BLOODBOUND
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Heavy/Power Metal
Chroniques

Rise Of The Dragon Empire
Enora
Journaliste

BLOODBOUND

«« Rise Of The Dragon Empire » un bon album de Power Metal qui trouvera son public en live mais qui peut sembler trop simple et commercial, empruntant beaucoup à d'autres groupes»

11 titres
Heavy/Power Metal
Durée: 45 mn
Sortie le 22/03/2019
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La Suède est un vivier inépuisable pour la scène Metal, entre autres pour le Power, et c'est bien ce que Bloodbound, formé en 2004, prouve depuis 2005, année de sortie de son premier album, « Nosferatu ». En 2011, le groupe rejoint AFM Records avec l'album « Unholy Cross » mais c'est sur leur huitième opus, « Rise Of The Dragon Empire », que nous allons nous pencher aujourd'hui.

C'est avec le titre éponyme, très dansant et oscillant entre du Alestorm et du Stratovarius, qu'on met les pieds dans l'univers de Bloodbound. La voix de Patrik J. Selleby reste très classique pour un chanteur de Power mais on la reconnait par de petits détails qui sont sa signature. ‘Slayer Of Kings' propose une ouverture majestueuse et qui annonce déjà un hymne tant on imagine sans peine une fosse reprendre en choeur la mélodie d'introduction avant que la batterie de Daniel Sjögren (qu'on connaît aussi de Twilight Force) ne s'emballe. Par moment, on peut avoir l'impression que Bloodbound tente de concurrencer Sabaton dans l'atmosphère générale de la chanson. On reste dans une veine épique mais à la rythmique militaire avec ‘Skyriders And Stormbringers'. Ce qui est assez étrange avec cet album, c'est que toutes les chansons semblent familières mais sont pourtant des compositions uniques. Peut être qu'à force d'emprunter aux grands du genre, le groupe noie un peu son identité par moments.

Le groupe revient vers quelque chose de plus solennel et mélodique, mais certainement pas plus sobre, avec ‘Magical Eye', où les guitares de Tomas Olsson et Henrik Olsson rivalisent d'ingéniosité. C'est leur camarade Fredrik Bergh qui prend le relais depuis son clavier pour ‘Blackwater Bay' qui, malheureusement pour le groupe, sonne tout d'abord comme une mauvaise chanson de Noël Pop-Electro, et ensuite comme une copie de Sabaton, une nouvelle fois. On aimerait voir autre chose que des propositions martiales… Si ‘Giants Of Heaven' a un petit côté Battle Beast, en particulier sur la ligne de clavier, on retrouve davantage le souffle de Bloodbound, pour notre plus grand plaisir. Autant être honnêtes, quand ‘The Warlock's Trail' démarre, on se pose la même question qu'avec ‘Rise Of The Dragon Empire', est-ce que le groupe est allé rendre une petite visite à Alestorm ? Le problème ne se trouve pas dans l'ambiance bondissante de la chanson mais plutôt, encore une fois, dans la partie de clavier puisque les guitares ronflantes et la basse de Anders Broman font leur travail.

En comparaison de ce qu'on a pu entendre précédement, ‘A Blessing In Sorcery' porte véritablement la patte de Bloodbound ! Et ça fait du bien de retrouver quelque chose de plus pur et original. Enfin ! Le groupe nous confirme qu'il a retrouvé sa voie avec ‘Breaking The Beast', plus sombre et dramatique mais qui sonne de façon neuve et fraîche à nos oreilles ! Nul doute que les auditeurs plus exigeants (et qui ont eu la patience d'attendre jusqu'ici) trouveront leur bonheur sur cette fin d'album. Les accents plus old school de ‘Balerion' apportent un certain charme à la chanson qui gagne ainsi en authenticité, ce qui pouvait manquer sur les premiers titres de ce « Rise Of The Dragon Empire ». Pour certains, ‘Reign Of Fire' évoquera probablement des titres chaloupés d'Edguy mais c'est bien fait et cela reste une légère influence.

« Rise Of The Dragon Empire » est, dans l'ensemble, un bon album de Power Metal qui a tout pour recueillir un succès certains en live. Néanmoins, on peut lui reprocher d'être trop simple et commercial, parfois s'inspirant d'autres groupes, parfois étant à la limite de la copie.