ACRANIUS
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Brutal Death Metal, Hardcore

Reign of Terror
Anibal BERITH
Journaliste

ACRANIUS

«Du bon slam death, assommant et écrasant !»

10 titres
Brutal Death Metal, Hardcore
Durée: 31 mn
Sortie le 27/01/2017
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Formé en 2009, ce jeune groupe de slam brutal death, composé de Kevin au chant, Björn à la guitare, Lars à la basse et Rob à la batterie, nous offre déjà son troisième opus. Après ''When Mutation Becomes Homicidal'' paru en 2013 et ''Dishonor'' en 2014, le quartet allemand ne chôme pas et enchaine les productions avec une musique grasse et sombre aux artwork toujours plus terrifiantes et dégueulasses les unes que les autres.

Pas de doute avec ''Reign of Terror'', nous sommes bien dans l'univers du slam avec des riffs bien lourds et gras à souhait sur un tempo lent voir mi-lent avec tout de même quelques accélérations manière de dynamiser tout çà car cela reste somme toute, répétitif et bizarrement pas lassant.

L'album est plutôt court mais pas tant que ça au final, pusqu'il propose 10 titres étalés sur 31 minutes soit une moyenne de 3 minutes par ''chanson''; on en connaît qui ont produit des albums cultes et totalement incontournables en plus court que çà (Slayer ?.... ^^).

C'est avec une courte intro à l'esprit Sci-Fi que l'album débute avec 'Born a King' et qui mettra l'auditeur rapidement dans le bain du slam avec des riffs répétitifs bien lourds et graisseux! Ca écrase sévère, ça pose de gros patés. Le growl du frontman est caverneux et profond et les frappes du batteur lourdes et sèches. La double caisse accroît cette lourdeur faisant que le titre est plus que pesant...il est assommant !

Je ne vous cache pas que tout l'album est comme ça; après tout c'est normal, nous écoutons du slam qui est un sous genre du brutal death, lui-même un sous genre du death lui-même un sous genre de ....etc....nous sommes donc tout en bas de l'échelle de heavy metal, ce qui se fait de plus crade et ça s'entend et personnellement j'adore.

On enchaine donc sur 'Kingmaker' dont le chant opte pour un faux air de Chris Barnes version Six Feet Under et appréciable vu le timbre spécifique. C'est bien sûr toujours aussi répétitif et assommant avec cependant la fameuse accélération du tempo au 2/3 du morceau. On retrouvera d'ailleurs cette configuration sur tous les autres titres de la galette comme sur 'Outlaw' dont le dynamisme se remarque dès l'intro et à mi-course, tout comme 'Built on Tradition' aux riffs plus dissonants.

Les riffs sont tronçonnés, genre les gars sont des bûcherons dévastant tout sur leur passage tel un bulldozer écrasant inarrêtable !

Cependant, deux titres se démarquent par un côté presque festif puisque l'on se surprend même à headbanguer ... surpris oui car nous sommes tellement ensevelis sous les gravats que l'on se demande comment peut on encore bouger. Et bien oui, on le peut encore et notamment sur la seconde partie de 'Return to Violence' au tempo presque heavy et le final du dernier titre 'Died a Liar' inspiré death old school.

Voilà donc un album clairement dans l'esprit du slam brutal death tant par les constructions musicales, l'artwork gore et le côté illisible du nom du groupe. Pas de grosse surprise donc pour les aficionados du genre. C'est lourd, gras, crade et assommant. Ca tronçonne dans le vif, ça écorche les cervicales, ça broie tout sur son passage et vous savez quoi? On en redemande !