The art of Loss
Seb Gallagher
Journaliste

REDEMPTION

9 titres
Progressive/Power Metal
Durée: 74 mn
Sortie le 26/02/2016
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Redemption, les maîtres du métal progressif, comme diraient certains, sont de retour. Pour ceux qui ne les connaissent pas encore, mais j'en doute, Redemption s'est formé en 2000 à Los Angeles aux states, et ont déjà à leur actif cinq albums dont le dernier date déjà d'il y a quatre ans.

Ayant signé chez Metal Blade Record, le label des plus grands groupes de métal, les voilà de retour avec un sixième album "The Art Of Loss", enregistré par Tommy Hansen (HELLOWEEN) dans le Jailhouse Studios au Danemark. Mais ce sixième opus est aussi voué à la venue de plusieurs guests et pas des moindres car Chris Poland, Marty Friedman et Chris Broderick, tous les trois Ex-Megadeth, viennent poser leurs guitares, sans oublier Simone Mularoni (DGM, Ex-EMPYRIOS, Ex-LALU), mais aussi le chanteur John Bush (ARMORED SAINT, ex-ANTHRAX). Avec un tel casting, nos américains arriveront-ils à convaincre et à montrer que "The Art Of Loss" est meilleur que son prédécesseur "This Mortal Coil" ?

Démarrant par le titre éponyme de cet album, nos américains montrent d'entrée de jeu l'étendue de leur talent, avec un Nick van Dyk au meilleur de sa forme nous envoyant de super solos, et à la batterie Chris Quirarte tenant la boutique avec une frappe lourde. Un peu plus tard, commençant par une intro clavier aux nappes planantes, "Hope Dies Last", morceau de dix minutes, souligne cette fois le chant de Ray Alder plutôt bien réalisé, soutenu par la basse de Sean Andrews avec toujours un Van Dyk puissant aux riffs lourds montrant autant ses talents au clavier qu'à la guitare.

Attaquant dès les premières notes par un riff lourd et un thème accrocheur, "Thirty Silver" fait place aux trois ex-membres de MEGADETH et guests de l'album que l'on avait évoqués plus haut, d'ailleurs on entend clairement d'où viennent nos trois guitaristes apportant sur ce titre encore un peu plus de lourdeur, parsemants par la même occasion le morceau par des soli brillamment réalisés.

Vient ensuite un duo vocal entre Ray Alder et le chanteur John Bush, autre guest de l'album, sur un titre repris des WHO "Love Reign O'er Me", osant par la même occasion une réinterprétation à la sauce Redemption qui même si elle colle au titre d'origine arrive à trouver une pointe d'authenticité.

Concluant cette galette par une pièce de vingt deux minutes montrant bien le côté progressif de nos ricains, "At Day's End" est un condensé de ce que savent faire de mieux, enchaînant passages calmes et d'autres plus énergiques, mais attachant le tout avec simplicité et une réalisation bien exécutée. Même si sur certains titres on peut trouver quelques imperfections, le tout est vite gommé par le meilleur de ce que savent faire Redemption, et avec un tel panel de guests, on oublie vite tout cela.

"The Art Of Loss" nous confirme bel et bien que nos américains sont les maîtres du métal progressif, mais surtout qu'évoluant dans le bon sens, leurs albums sont de mieux en mieux et que ce nouveau né détrône "This Mortal Coil". Alors rendez-vous fin février pour découvrir le sixième album de Redemption qui, vous pouvez nous croire, vous en mettra plein les oreilles.
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