Long Night's Journey into Day
Herger
Journaliste

REDEMPTION

«Un album dans la continuité de la discographie des Américains, axé sur les guitares mais ne laissant qu'une part infime aux claviers. L'arrivée d'Englund renforce la qualité des titres.»

10 titres
Progressive/Power Metal
Durée: 65 mn
Sortie le 27/07/2018
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Les Américains de Redemption signent leur 7e album qui se nomme '' Long Night's Journey into Day''.
Le groupe existe depuis 2000 et il est originaire de Los Angeles et s'est formé autour des guitaristes Bernie Versailles et de Nick Van Dyck.
Sachez qu'avec le départ de Ray Adler (ex Fates Warning) après la composition de ''The Art Of Loss'', ils ont recruté Tom Englund, connu dans l'univers prog pour être le chanteur du groupe suédois Evergrey.
Pour ce nouvel album, en plus de l'arrivée d'Englund, le groupe a mis les chances de son côté en continuant à faire confiance aux géants du label Metal Blade, ont donné la production à Jacob Hansen (Volbeat, Doro ...), ont encore fait appel au guitariste Chris Poland (ex Megadeth), à Simone Mularoni et l'artwork a été fait par Travis Smith (Opeth ...) qui a encore fait du bon boulot.

Redemption fait partie de ces groupes américains qui sont juste derrière Dream Theater ou Symphony X. Que vaut cet album et va-t-il leur permettre de monter d'un niveau et de détrôner les groupes cités précédemment?

Ce nouvel album, comme ce que le groupe a pu faire sur le reste de sa discographie et sur son album précédent ''The Art Of Loss'', met les guitare en avant et les claviers se retrouvent au second plan. On les entend par-ci par-là sur ''Eyes You Dare Not Meet in Dreams'' où l'on peut les entendre sur les refrains de manière épisodique ou encore sur l'intro de ''And Yet'', sorte de ballade métallique.

Donc comme je l'ai dit plus haut, c'est un album de guitares où celles-ci tiennent le haut du pavé.
Les titres sont basés sur des lignes de grattes puissantes souvent axées sur des rythmes enlevés et efficaces comme on peut l'entendre sur '' Impermanent'' ou sur le puissant ''Little Men''.
On y trouve beaucoup de technique surtout au niveau des guitares et plus particulièrement sur les soli comme c'est le cas sur ''Someone Else's Problem''.

Et que vaut la prestation de Tom Englund par rapport à Ray Adler? Et bien le chanteur s'en sort très bien dans un registre différent de son prédécesseur. On connaissait son talent de chanteur et il nous le confirme sur l'ensemble des titres et plus particulièrement sur ''And Yet'' où il se fait plus émouvant ou sur un titre plus enlevé tel que ''Someone Else's Problem'' où il nous montre sa maîtrise vocale.

Mes titres préférés sur ce ''Long Night's Journey into Day'' se comptent au nombre de trois, qui sont accessoirement les titres les plus longs de l'opus : ''Long Night's Journey into Day'', ''The Echo Chamber'' et ''Indulge In Color''. C'est un condensé de ce que sait faire le groupe : mélange de technique, de puissance et de mélodie.
On pourra juste regretter l'absence d'un titre comme ''At Day's End'' qui avait fait la part belle aux plages instrumentales inspirées sur l'album précédent mais ne gâchons pas notre plaisir car un titre tel que ''Indulge In Color'' bien que plus court, nous propose des passages instrumentaux recherchés.

Le groupe nous propose une bonne cover du titre ''New Year's Day'' des U2. Cette version est plus énergique que l'original, dans un style proche de leurs propres compositions.

Un album dans la continuité de la discographie des Américains, axé sur les guitares mais ne laissant qu'une part infime aux claviers. L'arrivée d'Englund renforce la qualité des titres.

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