HUMANASH
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Heavy Metal, NWOBHM

Reborn From The Ashes
The Effigy
Journaliste (Belgique)

HUMANASH

«HUMANASH donne dans le plus classique du heavy metal avec de bonnes compositions. Un e.p. bien agréable !»

6 titres
Heavy Metal, NWOBHM
Durée: 22 mn
Sortie le 08/12/2017
9193 vues
JOLLY ROGER RECORDS
Humanash est tout d'abord une idée née de l'imagination du chanteur John Goldfinch (Giovanni Cardellino) en 1993. L'homme de Gallipoli (Italie) a l'envie de créer un groupe heavy, speed, à l'ancienne sur des thèmes horrifiques, mais c'est avec le projet L'IMPERO DELLE OMBRE qu'il apparaît finalement en 1995. Deux albums sortiront ainsi que plusieurs participations à d'autres groupes avant qu'enfin HUMANASH ne voit réellement le jour. Le groupe formé de John Goldfinch, (chant), Nicolas Lestat (basse), Gabriel Goya (guitare), Francis Probus (guitare) et Dario Peruvian (batterie) vient aujourd'hui nous présenter son tout premier e.p. nommé Reborn From The Ashes.

Un individu se ballade par une belle nuit d'orage... Une entrée de guitares bien mélodieuses posent l'ambiance. Musicalement nous nous plaçons dans un heavy classique, un monologue lance l'histoire qui s'enchaîne sur le bien speed « Night Adventure In A Desecrated Church ». Musicalement ça cartonne, ça remue, techniquement au point, la recherche mélodique est bien bonne à avaler par les oreilles. Le chant se cadre dans le typique voix aiguë du heavy à l'ancienne, alors que la musique pousse malgré tout plus fort que la simple copie d'époque.

Chant d'église en introduction d'un titre plus lourd avec une partie de guitare assez accrocheuse. « The Nightmare Begins » a le but d'être inquiétant mais ça ne l'est jamais vraiment, par contre c'est accrocheur donc efficace. Le refrain est une douceur qui s'apprécie pour sa simplicité. Pas immédiatement frappé par son efficacité, force est de constaté qu'il revient plusieurs fois en tête au long de ma journée. Le titre éponyme « Reborn From The Ashes » martèle de nouveau sous le sceau du speed avec de belles envolées de guitares. Moins mélodique dans son ensemble, il reste un très bon titre au refrain fédérateur.

Quand la cloche se met à sonner en bord de mer et que les trois premiers accords retentissent, une impression de déjà entendu nous prend à la gorge mais heureusement il n'en est rien dès le morceau lancé à pleine vapeur. Ce « The Liberation Of The Cursed Spirit » reste un bon titre malgré son manque d'originalité. La mélodie est bonne et l'énergie se ressent bien. A noter aussi un très chouette solo de guitare. Percussion lente et guitare sèche entame le titre d'adieu, « The Eternal Darkness Of Being ». La voix féminine est envoûtante, superbe. Cette mélodie triste et belle à la fois est tout bonnement un must malgré la simplicité du titre. Une belle clôture sans aucun doute.

Pour les fans de heavy-speed à l'ancienne, avec chant aigu, ce disque sera bien reçu. Cet e.p. reste cependant assez court avec seulement quatre vraies chansons. Il sera une bonne carte de visite pour le groupe et mine de rien, malgré qu'il n'y a là aucune invention propre au quintet, vous remarquerez après deux-trois écoutes que les mélodies se sont bien placées en vous. Vous serez surpris d'en chantonner certains passages et c'est là que nous pensons qu'il est utile de bien surveiller le futur du groupe, que nous lui souhaitons d'ailleurs plein de belles promesses.