Point Blank
Eugenie
Journaliste

PRESS GANG METROPOL

«« Point Black » ravira les fans de The Cure aussi bien que de Bloc Party: l'opus de Press Gang Metropol balance savamment entre le rock et l'électro, entre l'inquiétude et l'harmonie, délivrant un rock new wave de qualité.»

12 titres
Rock alternatif
Sortie le 06/04/2019
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Si l'on devait qualifier Press Gang Metropol, on dirait qu'il représente la musique indie sur la scène française : du rock new wave, mélangé aux notes tantôt pop tantôt électro, influencé par des groupes tels que The Cure, Joy Division, Bloc Party. Crée en 2006 par d'anciens membres du Corpus Delicti, un groupe rock gothique des années 1990 (rien que ça !), PGM se compose aujourd'hui de Christophe Baudrion (basse), Sébastien Bernand (chant, guitare), Fabrice Gouré (batterie), Michel Seassau (guitare), et d'Eric Bouillette (claviers). Le deuxième opus de Press Gang Metropol, « Point Blank », sort le 6 avril prochain chez Send The Wood Music.

« Empty Playground » ouvre l'opus : une entrée en matière dominée par le duo guitare/batterie, suivie d'un vocal plutôt futuriste de Sébastien Bernard, ce morceau mi-rock mi-électro annonce un album éclectique, rappelant le charme de « This Modern Love » de Bloc Party. Se faisant plus sentimental, « Eternally » rend nostalgique des années 2000, révélant la voix, mélodieuse, de Sébastien Bernard. Balançant entre la pop et le rock, le titre monte en crescendo, tout en n'en faisant pas trop. « Stalemate » se veut plus électro, débutant par des notes-inquiétantes- de piano et batterie, et provoquant une impression de désharmonie qui sonne paradoxalement bien.

« The Place You Own » révèle plus de l'indie-rock classique, proposant une instru simple mais enchanteresse, et dominé par la voix de Sébastien Bernand : un morceau mélodique, nous faisant, une fois de plus, revenir dans les années 2000. « Outshined » change complètement de registre, se faisant plus électro. Un titre qui crée une ambiance mystérieuse à part entière, digne, lui, des années 1990 : si vous ne deviez écouter qu'un morceau de l'opus, ce serait celui-ci. « Vertigo » est fait dans le même registre, tout en étant plus posé et confidentiel. Possédant une instru complexe, le titre est une expérience, mais une expérience réussie, marqué par la voix de Sébastien Bernard qui fait carrément écho à la complexité de l'instru.

Un titre rock électro, « Sovereign » est l'un des morceaux les plus futuristes de l'album, qui donne la carte blanche au vocal, qui n'est que sublimé par une instru rock très fortement dominée par des notes électro. C'est moderne, audacieux et enchanteur. « Orphans » redevient plus classique, marqué par une instru qui se fait plus régulière, tout en gardant un refrain éclectique, et une dimension mystérieuse.

« MMT » nous embarque dans une ambiance rock futuriste, mélange quelque peu paradoxal mais qui sonne plutôt bien : une instru électro et un vocal qui ne l'est pas moins, le tout donnant un morceau dans le style des années 1980 et agréable à écouter. Moins fantaisiste, « Unraveling » sublime le vocal de Sébastien Bernard comme il le mérite, et propose une ambiance rock légère, toujours avec des notes électro. « Diva » débute par une intro inquiétante : une première impression qui ne trompe pas, le titre tout entier balançant entre l'espoir et l'inquiétude. « With Our Love » est plus qu'inquiétant, le titre étant une réaction à l'attentat de 2016 à Nice.

« Point Black » ravira les fans de The Cure aussi bien que de Bloc Party, les nostalgiques des années 1990 ainsi que du rock des années 2000 : l'opus de Press Gang Metropol balance savamment entre le rock et l'électro, entre l'inquiétude et l'harmonie, délivrant un rock new wave de qualité.
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