Le groupe allemand Dawn of Winter a rencontré des difficultés au cours de sa carrière contrairement à d'autres groupes qui sont projetés vers le haut en sortant leurs nombreux albums et rencontre le succès auprès de la critique et des fans. Il s'est formé en 1990, mais depuis il n'a pas sorti grand-chose. L'album « Pray For Doom » qui nous occupe est le troisième opus du groupe. Le premier était sorti en 1998 et le second dix après. Un album tous les 10 ans cela fait peu. Comme le titre de l'album le suggère, le groupe joue du Doom et non pas du Thrash.
Parlons de cet album, Dawn of Winter n'est pas là pour composer des titres qui vont changer la face du Doom. Ils restent dans le classique et les canons des groupes qui ont défini le style tels que Black Sabbath, Candlemass ou Trouble. Nous avons donc des riffs plombés, rythmiques du même acabit, le chant est dans la tradition du grand Messiah Marcolin qui a défini la manière d'aborder le chant, l'ambiance sombre et funèbre. Tout cela est présent sur ‘A Dream Within a Dream' ou The Sweet Taste Of Ruin', où les riffs sont lourds et pesants. ‘Father Winter' est du même acabit tout comme ‘Paralysed By Sleep' où la manière de chanter est celle des chanteurs cultes du Doom. ‘The Thirteenth November' est l'une des meilleures compositions avec son ambiance épique et sombre.
Il faut tout de même reconnaître que Dawn of Winter fait un hommage assumé aux plus grands et ils maîtrisent leurs instruments. Certains titres sortent du lot comme ‘Pray For Doom' qui a donné son titre à l'album et se différencie par ses passages acoustiques dans l'introduction et au cours de la composition. ‘The Orchestra Bizzare' est à relever aussi et est basé sur des tempos plus enlevés et agressifs.
Fans de Doom, ce Pray For Doom reste classique sans originalité, mais avec une volonté de bien faire. À vous de vous faire une idée !