POWERFLO
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Hard Rock, Stoner Rock/Metal

Powerflo
Enora
Journaliste

POWERFLO

«''Powerflo'', un album au potentiel peu exploité et qui se perd dans des expérimentations trop lourdes»

11 titres
Hard Rock, Stoner Rock/Metal
Durée: 34 mn
Sortie le 07/07/2017
6743 vues
NEW DAMAGE RECORDS

Powerflo nous présente son premier album éponyme et on ne peut nier que le groupe s'est inspiré des plus grands avec, en tête Rage Against The Machine. En même temps, Powerflo est un peu un super groupe si on se penche sur sa composition avec Billy Graziadei de Biohazard et Christian Olde Wolbers (ex. bassiste/guitariste de Fear Factory), on y ajoute Rogelio Lozano (Downset) et Fernando Schaefer à la batterie, ainsi que Sen Dog de Cypress Hill.

J'ai commencé à découvrir le groupe grâce au titre « Where I Say » qui bénéficie d'un clip, mais j'avoue être très déçue car oui, on retrouve une diction et une rythmique très agréable mais des sons de claviers imitant des choeurs vocaux viennent tout gâcher, le contraste ne fonctionne pas et l'ensemble est plutôt déplaisant, surtout quand on voit le bagage que les musiciens ont derrière eux, mais reconcentrons-nous sur l'album. Celui-ci s'ouvre avec « My M.O » sur un riff de guitare assez lourd qui laisse une bonne place à la basse. Encore une fois, un refrain trop Pop vient se poser sur le morceau est a du mal à passer, en particulier avec la violence du reste du titre.

« Resistance » s'ouvre sur un mélange de sons électro et d'une cloche résonnant au loin. Une rythmique lente se met en place avant qu'une voix à la manière de Benji Webbe de Skindred s'élève. Etrangement, les contretemps de la voix sont assez désagréables, peut être trop proche du Rap pour moi… « Crushing That », plus sobre, est peut être la voie qu'aurait dû prendre l'album plutôt que d'essayer de mêler un millions de références. On retrouve cependant toujours des sons électro bien trop mis en avant. On se contenterait bien de la simple voix accompagnée de riffs. « Less Than A Human » reprend la même idée mais avec une diction et une rythmique plus entraînantes, le morceau est clairement le meilleur jusque là !

Avec « The Grind », on reste dans cette ligne musicale plus classique, et qui sied bien mieux au groupe que ses expérimentations. Le morceau est original mais l'équilibre est là. On continue sur ce ton avec « Victim Of Circumstance », plus agressif mais qui n'apporte rien de plus à l'album. C'est dommage car c'est le morceau où les influences de Rage Against The Machine sont les plus claires. Même refrain pour « Made It This Way ». « Finish The Game » réussit mieux à conserver et mettre en avant ce côté traditionnel qu'on aime tant, mais le morceau arrive un peu tard. « Up And Out Of Me » reste dans cette veine plus agréable, mais pourquoi Powerflo a-t-il gardé ces morceaux pour la fin de l'album ?

On finit avec « Start A War », la batterie est survoltée et la diction retrouve une pointe d'agressivité sur des riffs endiablés. Les choeurs ne sont pas de trop pour une fois. Cet album est la preuve que même lorsque les plus grands s'associent, le succès n'est pas forcément au rendez-vous. On ne reste cependant pas totalement fermé aux prochaines créations de Powerflo.