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Perpetual Ruin

ENZO FABREGAT
Journaliste

Avarice

Je suis toujours seul quand j’écris ces lignes. Mais un peu moins qu’au début. Parce qu’au fond, "Perpetual Ruin", c’est probablement la meilleure chose que j’ai écoutée depuis que j’écris pour United Rock Nations. Et ça, je ne l’avais pas prévu.
10 titres
Death Metal
Durée : 70 minutes
Sorti le 19/06/2026
32 vues
La soirée avait ce goût un peu étrange des moments suspendus. Je venais de rentrer de la salle de sport avec mon père. Fatigué, vidé, mais bizarrement calme. D’ailleurs, on va reformer un groupe ensemble ! Rien que d’y penser, ça me fait sourire. Comme un retour en arrière, ou peut-être un nouveau départ. Ma princesse était partie à l’anniversaire de sa cousine. L’appartement était silencieux. Trop silencieux. Et moi, j’avais quelques heures devant moi avant que mon meilleur ami, mon Brelosaurus rex, commercial en Suisse, toujours entre deux trajets, deux vies, débarque chez moi tel Jack Black. Alors j’ai lancé "Perpetual Ruin" de Avarice. Pas pour écrire. Juste pour écouter. Et puis “Beyond the Grave” a démarré. Une intro guitare comme on les aime : nette et accrocheuse. Le genre de début qui te fait lever un sourcil sans t’en rendre compte. Et très vite, j’ai compris que j’allais pas juste écouter cet album. J’allais rester dedans. Tout est maîtrisé. Vraiment. Chaque morceau est tenu, pensé, travaillé. C’est rapide, efficace, mais jamais bête. On est loin du metal qui cogne pour cogner. Là, il y a une intention. Une direction. Le growl du chanteur est impressionnant. Puissant, technique, sans en faire des tonnes. Il ne cherche pas à prouver qu’il existe, il s’impose, simplement. Le son est massif. L’ingé son a fait plus que son job, il a donné une colonne vertébrale au disque. Tout est audible, précis, sans jamais perdre en impact. C’est lourd, mais propre. Et ça fonctionne.

Et puis il y a le batteur. À plusieurs moments, j’ai arrêté de penser au reste. Juste lui. Sa précision, son énergie. Le genre de musicien qui te rappelle pourquoi t’aimes encore la musique après toutes ces années. Au milieu de l’album, “Empires of Sand” arrive. Troisième morceau. Et là, c’est simple : un régal !!! Pas besoin d’en faire des tonnes. Juste… ça marche. Ce qui me frappe surtout, c’est que cet album n’est jamais dans la facilité. C’est réfléchi. Les choix sont bons et assumés.

Je suis toujours seul quand j’écris ces lignes. Mais un peu moins qu’au début. Parce qu’au fond, "Perpetual Ruin", c’est probablement la meilleure chose que j’ai écoutée depuis que j’écris pour United Rock Nations. Et ça, je ne l’avais pas prévu.