OPETH
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Progressive Death Metal, Progressive Rock

Sorceress
Carmziofa
Rédacteur en Chef

OPETH

«"Sorceress", une mosaïque progressive de haut vol. »

11 titres
Progressive Death Metal, Progressive Rock
Durée: 57 mn
Sortie le 30/09/2016
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Mikael Åkerfeldt, le leader et fondateur du groupe OPETH, revient avec un nouvel album, intitulé "Sorceress", 2 ans après un "Pale Communion" moins réussi que les albums précédents. Ce nouvel opus a été enregistré en mode express (12 jours) aux Rockfield Studios aux Pays de Galles, les mêmes qui avaient servis à l’enregistrement du précédent.

Si Opeth a abandonné le Death Metal depuis de nombreux albums, les arrangements progressifs prennent de plus en plus leur sens. Opeth nous délivre un rock progressif intelligent, complexe, parfois déstructuré très ancré dans les années 70. Comme pour les autres productions du combo suédois, c'est Mikael qui a composé les 11 titres de "Sorceress".

Les couleurs musicales de l'album sont multiples, ce qui rend l'écoute agréable. Nos oreilles sont immédiatement attirés par une somptueuse ballade, "Will O The Slip": une rythmique en guitare acoustique, des mélodies proches de celles de Genesis des années 70 et une progression qui nous emmène vers un solo de guitare Gilmourien. Tout simplement magique. Toujours dans la même veine acoustique, Opeth nous livre deux autres titres moins efficaces: "Sorceress 2" dans l'esprit Jethro Tull et "The Seventh Sojourn" aux mélodies orientales.

La longue intro à la guitare du titre "Sorceress" nous rappelle Robby Krieger. Les riffs déstructurés de la deuxième partie complexifient l'approche rythmique. Bienvenue dans l'univers créatif de Mikael Åkerfeldt.

Fans de guitares, posez vos oreilles sur le sublime solo de "The Wilde Flowers", époustouflant d'intensité et de technique ou sur celui de "Chrysalis". Ce dernier rappelle les duos célèbres entre Ritchie Blackmore et Jon Lord dans Deep Purple. Autant vous dire que c'est explosif !

Opeth n'oublie pas la touche psychédélique présent dans "A Fleeting Glance", un titre qui flirte bon la fin des années 60, tout comme "Strange Brew", une chanson de plus de 8 minutes sous forme de montagnes russes, alternant des passages calmes et d'autres où les guitares s'enflamment.

L'univers d'Opeth est particulier et complexe. Cela nécessite de nombreuses écoutes avant de comprendre que "Sorceress" est une mosaïque progressive de haut vol.