1917
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Death Metal

Omnicrisis
Anibal BERITH
Journaliste

1917

«Avec ce dixième opus, 1917 s'affirme comme un fervent défenseur du thrash/death old school sud américain !»

9 titres
Death Metal
Durée: 44 mn
Sortie le 01/03/2021
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AUTOPRODUCTION

Formé en 1994, le duo argentin Alejandro Sabransky et Mario Mansilla, plus connu sous l'entité 1917, présente, au cours de ce premier trimestre 2021, son dixième opus intitulé "Omnicrisis". Imprégné, tout naturellement, par une forte influence thrash/death sud américaine, le groupe distille une musique énervée et sinistre si caractéristique de ce continent.

Arborant une cover résolument old school où l'on assiste à la domination d'une sorte de centaure mi pieuvre, mi squelette, la galette est restée figée dans les années 90. Pas de réelles surprises donc lors de l'écoute de ce disque fort bien produit permettant d'apprécier toutes les subtilités de chaque instrument et particulièrement celle de la basse où Mario s'est clairement fait plaisir lors de l'écriture de ses partitions. Ca claque, ça groove, ça résonne ! Son jeu apporte de la nuance à la rythmique thrash/death de son acolyte variée mais pas audacieuse.

Le titre introductif 'Gestas decrépitas' est très prometteur et offre quelque chose à la fois agressif et mélodique. Le tempo est ravageur, le chant, en espagnol, rageur même si je le trouve trop thrashy à cause du timbre éraillé s'apparentant davantage aux sonorités du sous-genre indiqué. La suite reste dans la veine du morceau introductif où le rythme est tiré vers le haut par un jeu de batterie époustouflant (programmé par Alejandro). Il met en avant l'ambiance sinistre du matériel qui globalement se rapproche de l'univers death. Optant pour un mid tempo dynamique, les blast beats sont davantage légion sur la première moitié de l'oeuvre, la seconde distillant une atmosphère plus oppressante.
La tracklist est équilibrée et déploie des arpèges dissonants répandant une sorte de malaise horrifique pouvant rendre la rondelle difficile à digérer pour les âmes sensibles ! Je salue la performance de Philippe Courtois (Misanthrope, Argile) sur 'Ancient Wounds' qui apporte du gras et de la puissance en partageant le texte d'Alejandro, déployé anglais à contrario du reste des chansons (qui le sont toutes en espagnol).

Avec ce dixième opus, 1917, ne surprend pas, ne renouvelle pas son style mais s'affirme comme un fervent défenseur du thrash/death old school sud américain tout en mettant en avant sa langue maternelle. On se sent comme "fossilisé" trente ans en arrière tout en profitant d'un son moderne grâce à une auto-production soignée ! Le duo contraste avec les productions actuelles qui se ressemblent toutes. Ne changez rien !

Tracklist :
1. Gestas decrépitas
2. Tras los fríos muros
3. Refinado cinismo
4. Retoños de la manipulación
5. Postrados se habrán de ahogar
6. Ancient wounds
7. Lenta derrota desciende
8. Las grietas de su máscara
9. El puñal del tiempo