FIT FOR AN AUTOPSY
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Deathcore
Chroniques

Oh What The Future Holds
Julien Pingenot
Journaliste

FIT FOR AN AUTOPSY

«"Oh What The Future Holds" est une véritable réussite en tout point.»

10 titres
Deathcore
Durée: 45 mn
Sortie le 14/01/2022
179 vues

Les américains de Fit For An Autopsy (FFAA) sont de retour en ce début d’année avec leur sixième album. Si le groupe a commencé par un Deathcore au gros relents de Brutal Death, progressivement le son évolua et c’est notamment avec "The Great Collapse" (2017) que le groupe trouve sa formule et nous délivre un album de Deathcore aux touches progressives de haute volée. Et c’est suite à cet album, qui fut un succès critique et public amplement mérité, que le groupe continua sur cette lancée. En 2019 sort le très bon "The Sea of Tragic Beasts" et en 2022, sort l’objet de cette chronique : "Oh What The Future Holds".

Faisant office d’introduction, le titre éponyme donne le ton d’entrée de la claque qui arrive. Pas le temps de nous remettre du premier gros break de l’album que nous enchaînons direct avec un des titres les plus solide de l’album : "Pandora". Ce morceau est fantastique, les chœurs pendant le refrain sont hypers prenants et ce break qui ravage tout. Hâte de pouvoir voir le groupe en concert et de gueuler "OPEN PANDORAAAA !" comme je le fait actuellement en écrivant ces lignes. "Far From Heaven" vient nous envoûter avec son chant clair avant de nous envoyer sa grosse rythmique mid-tempo ultra groovy. "In Shadows" vient encore plus enfoncer le clou et est le morceau le plus direct de l’album. "Two Towers" vient quelque peu calmer l’ouragan en nous proposant un morceau plus atmosphérique et éthéré. C’est sur les percussions tribales de "A Higher Level Of Hate" que l’ouragan reprends de sa superbe et retrouve son entière vigueur avec les rythmiques syncopées de "Collateral Damage" et "Savages". "Conditional Healing" continue de faire le ménage autour de lui et fait de la place pour le dernier et plus long morceau de l’album : "The Man That I Was Not".

Cet album était une de mes plus grosses attentes pour ce mois de Janvier, et je suis, une nouvelle fois, conquis par ce que les américains nous donnent à écouter. En effet, je retrouve ce son si personnel que le groupe à réussi à se construire au fil des ans. Un son tout en puissance, qui appuie à merveille les passages les plus brutaux et lourds de l’album mais qui sait aussi laisser respirer les instruments lors des passages plus ambiants ou pendant les quelques solos qui parsèment l’album.
Et de manière général, ce mix vient complimenter à merveille les compositions du groupe. D’ailleurs, le travail de composition est phénoménal, nombreux sont les passages mémorables pour énormément de raisons. Cela peut être des riffs hypers accrocheurs comme sur "Far From Heaven", "Collateral Damage", "Savages" ou encore "The Man That I Was Not", des refrains fédérateurs comme sur "Pandora", "Two Towers", "In Shadows". Cela peut aussi être certains passages plus calmes et éthérés comme le début de "Two Towers" et "The Man That I Was Not" mais surtout ce qui fait la force de FFAA sont ces breakdowns ! Et bordel, qu’est ce qu’ils sont forts dans ce domaine ! Tout au long de l’album, ils sont tous hyper bien amenés et parfaitement dosés. Pour moi, les plus mémorables sont sur « Pandora », "Two Towers", "Conditional Healing" et "Collateral Damage" qui le mélange avec un solo, fantastique !

Par ailleurs, il faut parler du chant. Une nouvelle fois, Joe Badolato nous délivre une performance de haute volée. Son spectre vocal est démentiel et son timbre est très reconnaissable. Certes, il n’est pas le chanteur avec le growl le plus guttural ou le scream le plus aigu mais sa prestation tout en puissance fait fit de tout ça et donne énormément de couleurs aux compositions qu’il accompagne. Point bonus, le côté très articulé et compréhensible de son chant démontre qu’il est très concerné par sa prestation et cette implication se ressent grandement durant l’album.

Comme vous pouvez le lire, j’ai grandement apprécier cet album malgré tout il y a un petit détail que me chagrine quelque peu mais cela n’est pas entièrement le faute du groupe. Je trouve dommage d’avoir dévoiler quatre morceaux (soit quasiment la moitié de l’album) avant la sortie de l’album. L’effet de découverte est moins grand, d’autant plus en révélant quasiment tout les morceaux les plus aboutis de l’album. Avoir une petite part de mystère lorsque l’on découvre une œuvre fait aussi partie de la découverte et en dévoiler trop avant gâche un peu la fête.

En conclusion, ce sixième album est une véritable réussite en tout point. La recette fonctionne toujours aussi bien et c’est un vrai plaisir de bout en bout.