OCEANS OF SLUMBER
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Metal Progressif
Chroniques

Oceans Of Slumber
Enora
Journaliste

OCEANS OF SLUMBER

«Oceans Of Slumber ne déçoit pas et continue de s’affirmer comme une formation dotée d’une incroyable force évocatrice !»

12 titres
Metal Progressif
Durée: 72 mn
Sortie le 04/09/2020
151 vues

Depuis 2011, Oceans Of Slumber est un groupe américain qui s’impose sur la scène Doom/Prog grâce à son style affirmé qui se décline à travers « Aetherial » (2013), « Winter » (2016), et « The Banished Heart » (2018). Toujours mené par la voix de velours de Cammie Gilbert, le groupe nous dévoile aujourd’hui un album éponyme.

Il ne faut que quelques secondes pour pleinement renouer avec l’univers d’Oceans Of Slumber qui nous emporte dès les premières notes de ‘Soundtrack To My Last Day’. Le plaisir va d’ailleurs croissant avant de culminer à l’arrivée de la voix légère et si reconnaissable de Cammie Gilbert. Avec une douceur qui emprunte aux mélodies chaudes du Sud des Etats-Unis, les musiciens s’enveloppent de mystère dans ‘Pray For Fire’ qui séduit par sa sobriété (qui évolue peu à peu vers une composition plus entêtante). Dans la continuité de ses précédents albums, le groupe continue d’impressionner par l’intelligence et la technicité de son jeu, enchaînant les ruptures rythmiques et les soli. La délicate ‘A Return To The Earth Below’ sonne comme une invitation à s’enfoncer un peu plus profondément dans les brumes qui entourent le monde d’Oceans Of Slumber.

‘Imperfect Divinity’ est un interlude musical qui nous prépare au déferlement de ‘The Adorned Fathomless Creation’, d’abord dominée par le scream avant que le chant clair ne vienne contrebalancer l’ensemble. La très bien nommée ‘To The Sea’ tire toute sa force de la rythmique impulsée par Dobber Beverly et Semir Ozerkan. Comme souvent, Oceans Of Slumber nous propose un titre qui va crescendo et ne révèle sa puissance qu’à la fin. Si certains reprocheront peut être à cet album de trop laisser le groupe dans sa zone de confort, il faut cependant admettre que certaines chansons ont une force émotionnelle incroyable, comme ‘The Colors Of Grace’.

Avec ‘I Mourn These Yellow Leaves’, l’auditeur retrouve l’alternance de passages aériens et de moments sombres où le scream et des lignes mélodiques lourdes signées Jessie Santos et Alexander Lucian remplacent la simplicité de la voix dépouillée de Cammie Gilbert. La superbe ‘September (Those Who Come Before)’ permet au piano d’attirer, avec raison, tout l’attention ; ce qui contraste totalement avec la complexité de ‘Total Failure Apparatus’. Dramatique et épurée, ‘The Red Flower’ revient à l’essence même de la musique d’Oceans Of Slumber. Et c’est l’hypnotique ‘Wolf Moon (Including Zoanthrophic Paranoia)’ qui signe la fin de cet album éponyme.

« Oceans Of Slumber » est un album intéressant dans la mesure où il s’inscrit parfaitement dans la lignée des précédents opus du groupe tout en apportant des touches nouvelles comme un goût de plus en plus marqué pour une forme de sobriété parfois violente tant elle est dépouillée. En tous cas, Oceans Of Slumber ne déçoit pas et continue de s’affirmer comme une formation dotée d’une incroyable force évocatrice !