NICKELBACK
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Metal Alternatif

Feed The Machine
Seb Gallagher
Journaliste

NICKELBACK

«Feed The Machine montre sans hésiter que les canadiens de Nickelback n'ont plus rien à prouver! »

11 titres
Metal Alternatif
Durée: 43 mn
Sortie le 09/06/2017
10663 vues
On ne présente plus les Canadiens de Nickelback ! Plus de huit albums à leur compteur, des milliers de concerts à travers le monde entier, une consécration avec des albums tels que « Silver Side Up » ou encore « The Long Road », tout porte à croire que la bande de Chad Kroeger ne montre aucun signe de fatigue. Par ailleurs, les voilà de retour avec le successeur de l'excellent « No Fixed Address », pas reconnu à sa juste valeur par tout le monde. Neuvième opus des nord-américains, « Feed The Machine » se profile comme un digne héritier gardant le son, l'énergie, et la ligne de conduite présentés par les canadiens depuis leurs débuts.

Démarrant sur les chapeaux de roue avec l'éponyme de l'album, notre quatuor canadien arrache l'asphalte sur leur passage à grands coups de riffs lourds, d'une rythmique basse batterie puissante, et toujours de la superbe voix éraillée de Chad qui donne, comme à chaque album et chaque tournée, toutes ses tripes dans chaque titre.

Dans la même lignée, les titres tels que « Coin For The Ferryman » ou encore le très folk rock « Song On Fire » provoquent en nous toujours le même sentiment de plaisir auditif comme on a pu l'avoir à chaque écoute et sortie d'un nouvel album. Des titres plus qu'efficaces, des refrains entêtants, une recette qui marche et qui ravira sans aucun doute les fans de nos canadiens.


Et plus on avance dans ce superbe opus et plus notre sentiment se renforce, d'ailleurs la bonne « ballade » rock « After The Rain » nous transporte dans ce que notre quatuor fait de mieux : de l'excellente musique. À travers ses couplets et refrains entêtants, un gimmick de guitare lancinant, encore une fois on peut dire que le pari est réussi dans cette première partie d'album.

L'énergique et dansant « For The River » entame la seconde partie de cette galette, et l'entame plus que bien avec une puissance et une rage qui nous régale les oreilles et nous gratifie d'un solo de toute beauté, d'une rythmique digne d'un bâton de dynamite, qui nous montre que tout est fait pour conquérir les indécis des précédents albums.

Légèrement différent, nous faisant limite penser à Metallica par moments, le très bon
« The Bretrayal(Act III) » nous explose littéralement au visage, gros son saturé, rythmique chiadée tout en contre-temps à la limite du progressif, ce titre surprend mais est une bonne surprise et arrivera sans aucun doute à se faire adopter par les fans et adeptes.

En conclusion de cet album plein d'agréables surprises, « The Betrayal (act I) en instrumentale acoustique, calme le jeu et finit de la meilleure des manières cet opus en nous faisant découvrir les travers des compositions de nos canadiens, une bonne chose pour les puristes, une encore meilleure pour les fans.

Avec « Feed The Machine », la bande de Chad montre, ou du moins démontre à ceux qui en doutaient, que la maturité et l'énergie sont bel et bien au rendez-vous de leur album. En ce qui concerne celui-ci rien n'est à redire : riffs efficaces et puissants, rythmiques lourdes dynamiques, sans oublier un chant plus qu'entraînant et entêtant, font de ce neuvième album un bijou d'orfèvrerie que les fans s'arracheront sans hésiter. À écouter encore et encore car ça vaut le coup.