NICK OLIVERI
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Stoner/Punk
Chroniques

N.O. Hits At All Vol.5
Fred H
Journaliste

NICK OLIVERI

«Bon… mais court … mais bon… mais trop court tout de même»

8 titres
Stoner/Punk
Durée: 20'45 mn
Sortie le 12/10/2018
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Parmi les hauts faits d'armes dans la carrière de Nick Oliveri on note évidement ses participations actives dans Kyuss (et la version Lives !), Queens of the Stone Age (et quelques Desert Sessions) mais aussi son groupe Mondo Generator. Depuis longtemps, le californien - au tempérament que l'on qualifiera de sanguin – aime s'encanailler avec d'autres zicos d'horizons divers. On peut citer entre autres Bl'ast, Bloodclot, Vista Chino, The Uncontrollable, Winnebago Deal, Mark Lanegan Band, Masters of Reality, Turbonegro ou encore The Knives.

Depuis janvier 2017, avec son label Heavy Psych Sounds Records, notre gaillard (bien connu pour jouer torse nu voire totalement à poil lors de concerts) a décidé de sortir une série de compilations regroupant des pistes rares où il apparaît en tant que chanteur issues de sa kyrielle de collaborations. L'intéressé ayant déclaré avoir participé à plus de cinquante enregistrements, rien d'étonnant que déboule - avec sa pochette toujours signée de Solo Macello - ce déjà cinquième volume (bien que le quatrième était censé entre le dernier) des « N.O. Hits At All » (petit jeu de mots en passant entre ''Pas du tout des tubes'' et ''tous les tubes N(ick) O(liveri)''. Comme quoi ''C'est comme les cheveux d'Eléonore, quand y en a plus, y en a encore''. Bref, comme avec les chapitres précédents, c'est court (ici à peine 21 petites minutes) mais c'est bon… mais court … mais bon… mais trop court tout de même. On retrouve deux titres envoyés en mode mandales (le furieux 'It's You I Don't Believe' et le plus que nerveux 'Anything That Moves' déjà commit sur le « Vol.1 » dans une version débranchée sous le nom de 'Anything and Everything') avec les Dwarves (pour lesquels il officie normalement en tant que bassiste) et qui sont parus sur leur dernier skeud en date « Take Back the Night ». Jouissif. S'ensuivent des compos plus calmes en mode unplugged, pour lesquelles il est crédité pour les guitares sous son pseudo de Rex Everything, telles que la reprise de Simon Stokes ('Head') et les morceaux issus de son projet solo Death Acoustic ('Wont Let Me Go' et 'Campfire Kyuss'). Ce bon vieux Nick ‘je te tiens tu me tiens par la barbichette' balance pleine face une belle baffe keupon bien teigneuse ('People Suck') avec ses potes de Svetlanas. Énervé le gars ? A peine. Le lascar défouraille un gros rock rentre dedans avec un inédit de Mondo Generator ('976 – Whore') et expédie une beuglerie punk/hardcore avec les copains de The Situationalists ('Crashed Out And Burnt').

Pour reprendre une célèbre publicité pour des biscuits allongés en forme de doigt et recouverts de chocolat ''Ils sont bons tes « N.O. Hits At All » monsieur Oliveri… vous pouvez pas les faire un petit peu plus longs ?... un peu plus longs''. Tu sais ce qu'il te reste à faire garçon.... Balance-nous un coffret intégral.