NECROWRETCH
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Death/Black Metal
Chroniques

Satanic Slavery
Anibal BERITH
Journaliste

NECROWRETCH

«Radical, direct, violent, frontal, Necrowretch reste fidèle à son univers!»

8 titres
Death/Black Metal
Durée: 38 mn
Sortie le 14/04/2017
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Tout juste deux ans après l'excellent ''With Serpents Scourge '', le quartet français revient sur le devant de la scène du black old school hexagonal avec un troisième opus radicalement brutal teinté de mélodies lancinantes où la part belle est donnée aux plans instrumentaux incisifs et malsains.

''Satanic Slavery'' se détaille en 8 titres sur quasiment 40 minutes dans un univers froid au son travaillé pour rester authentique et respecter ainsi l'ambiance un peu sale chère au black radical d'il y a 20 ans.
Un seul bémol déjà remarqué précédemment (question de goût), la réverb dans le micro de Vlad au chant qui personnellement ne me semble pas indispensable vu le talent du frontman avec son organe.

Débutant par l'intro angoissante et incantatoire de 'Sprawl of Sin' qui plonge directement l'auditeur dans un univers flippant, le ton est rapidement donné avec une déferlante de violence très directe. Riffs incisifs et répétitifs accompagnés de blast beats résolument violents, Necrowretch continue de délivrer sa rage sur fond d'ambiance malsaine.
Hormis le court interlude façon acoustique servant de léger répit, la mélodie est reprise à l'électrique pour un plan plus lourd et sombre donnant ainsi la priorité aux parties purement instrumentales.

Globalement, l'ensemble de l'album respecte cet acabit avec des morceaux construits autour d'intro dérangeantes permettant de mettre en place et de préparer l'auditeur à la brutalité qui s'annonce ('Tredeciman Blackfire', 'Hellspawn Pyre', 'Curse of Blasphemy', 'Verses from the Depths'). Certains titres sont clairement guerriers et offrent une atrocité sublimée par le chant éraillé et hurlé de Vlad.

Des alternatives sont proposées au cours de la galette avec des chansons moins violentes et tout aussi dérangeantes. L'univers des français est clairement malsain ('Satanic Slavery') et dissonant avec des titres plus marqués tels que 'Evil Names' et 'Bestial Rites'.

Point de surprise avec ce troisième opus et ce n'est pas ce que l'on demande. Le quartet français est réputé pour délivrer une musique froide et brutale au son old school. Cette recette est toujours gagnante avec un album varié et des morceaux alternatifs poussant à écouter l'album à plusieurs reprises sans lassitude et en prenant une grosse claque à chaque fois.

Anibal Berith