NECROMANCING THE STONE
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Melodic Death/Thrash/Power Metal

Jewel of The Vile
Morbid Domi
Journaliste (Belgique)

NECROMANCING THE STONE

11 titres
Melodic Death/Thrash/Power Metal
Durée: 54 mn
Sortie le 06/08/2016
4121 vues
METAL BLADE RECORDS
Groupe formé en 2014, Necromancing The Stone nous vient des States et plus précisément de l’Ohio.

Ils sont cinq, actuellement unis comme les 5 doigts d’une main.

Nous sentons chez nos compères une solide expérience musicale et donc, la curiosité me pousse à me pencher sur le line-up :
- Big John Williams, chanteur chez BRIMSTONE COVEN, Heavy Rock des States avec influences Sabbathiennes ;
- Deux excellents guitaristes - James Malone Technico-Death métalleux chez les Virginiens d’ARSIS et Justin Wood pur produit de Necromancing ;
- A la basse, Ryan Bart Williams des succulents mélo-Deatheux Waterfordiens de BLACK DAHLIA MURDER ;
- A la batterie, Jeramie Kling, doté d’une expérience au sein de 5 formations dont les plus connus Floridiens mélo-Deatheux de « The ABSENCE ».

Les plus perspicaces auront rapidement cerné les fortes racines imprégnées de Death mélodique dans ce super combo assez jeune.
Soit-on pour autant s’attendre à une sorte de Dark Tranquility ? Un énième Hypocrisy ?
Point du tout.

Necromancing The Stone est surprenant car ils parviennent aisément à redynamiser le heavy métal en le sublimant tout en le contextualisant dans l’univers classico-épique de l’Heroic Fantasy.

Leur recette :
- Des riffs au-dessus de la moyenne, superbement construits avec une belle technicité, de l’agressivité de jeu, de la mélodie diablement bien travaillée. « Crusher », premier morceau d’ouverture, fonce directement au cœur de l’action. Envolées nourries de riffs appuyés, un jeu de basse bien audible, une batterie affirmée et un chant typiquement Power Heavy n’allant pas trop dans l’aigu. Ce morceau est une perle de cet album ;

- Un refrain cultissime bien appuyé par la rythmique qui agrémente le second fleuron qu’est «Bleed for the Night » nous replongeant dans la quintessence des années 80 ;

- « The Descent », morceau spiralé qui vous fait choir à l’instar d’une feuille tombant du giron de son arbre en période automnale ;

- « The Siren's Call » comportant des soli exceptionnels tant en lead guitare que dans le jeu de fond. Cette paire de guitaristes est exceptionnelle. Le morceau est extraordinaire même si on appuie moins dans le refrain type ;

- «Ritualistic Demise » vous plonge dans une fabuleuse profondeur, plus mid tempo, moins épique mais privilégiant la belle mélodie teintée de bonne technicité. Superbe moment ;

- « The Old One » propose un jeu guitaristique diantrement bien agencé, les cordes sont malmenées pour notre plus grand plaisir et là, je trouve bien la caractéristique des plus grands musiciens de Death mélodique. Ce « vieux un » possède une certaine pétulance que bien des groupes envieraient ;

- « Rotted Reunion » s’immisce plus dans le bon rock garage tout en restant assez racé pour ensuite se glisser dans un lyrisme assez maitrisé, plus mélancolique mais en gardant la dose d’énergie utile à tout digne morceau de métal ;

- « Unfinished Business » apporte un parfait crossover avec le premier morceau de l’album, prolongeant à merveille le caractère épique. Très bon moment qui vous est là prodigué et quel nectar que ces notes de basse qui titillent votre ouïe ;

- « Honor Thy Prophet » se présente à l’auditeur comme étant un bon morceau orienté mélo-Death tout en étant imprégné d’une griffe jazzy à la Broadway ;

- « From Graves to infamy » prône un jeu plus grave, plus dur, sur tempo speed. Le chant est plus Helloweenien. La présence de parties growlées complète à merveille l’œuvre et montre une jolie plus-value dans l’univers global du groupe ;

- « The Battle of Morningstar » s’apparente à un morceau Maidenien au rock super vitaminé tant il est riche dans son architecture mélodique. Si le morceau semble moins dynamique que l’ensemble de l’œuvre, il ferme avec justesse ce remarquable opus.

En conclusion, cet album est d’une fraîcheur énormissime et comme l’a si bien dit ma consoeur journaliste, Rose De Lacfeld : « Si le métal apathique, robotisé et en rupture de choc, est une maladie, NECROMANCING THE STONE est le remède! »

Notons qu’à la première écoute, l’on peut trouver une forme d’apathie dans le chant qui semble prendre un sentier de nonchalance. Bien vite, ce sentiment va se dissiper, car l’on se surprend après moult fantasmes, à apprécier le timbre de John qui montre quelques jolies performances dans la montée et dans de petites variations accentuant les récits fantastiques. Les passages growlés nous donnent envie d’en avoir plus dans la récurrence.

Ce « Jewel of the Vile » est un très bon 1er album qui se marie très bien avec la modernité.
Subtilité et puissance sont maîtres mots de cette merveilleuse galette qui ravira les fans de speed, power, heavy mais aussi les amateurs de Death mélodique.

Très belle découverte de l’année 2016 s’en allant directement dans le cercle fermé de mes coups de cœur hors Black et Death.


Morbid Domi (Juillet 2016)