MICHAEL SWEET
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Heavy Metal / Hard Rock

Ten
Laurent Sage
Journaliste

MICHAEL SWEET

«Une belle relecture du heavy des eighties. Pour les amateurs de guitare et refrains entêtants »

12 titres
Heavy Metal / Hard Rock
Durée: 49 mn
Sortie le 11/10/2019
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RAT PAK RECORDS
Avec un dixième album sobrement intitulé ''Ten'' , le guitariste-chanteur de Stryper revient sur le devant de l'actualité ( nous souhaitons bon rétablissement à Ozz Fox ( Stryper) qui se bat actuellement contre le cancer) avec son album le plus heavy.

Ses talents de compositeur sont encore une fois mis en évidence : riffs inspirés, très old-school ( période 80's , inspirés par Priest, Dio et Maiden selon ses propres dires), refrains imparables ( essayez de résister à ‘Ten'), de la guitare, en veux-tu en voilà. Pour les afficionados des solos, vous allez être gâtés. Et excusez du peu mais Michael a su s'entourer : Jeff Loomis (Arch Enemy), Gus G (Firewind, ex- Ozzy), Joel Hoekstra ( Whitesnake, Cher, TSO), Rich Ward (Fozzy) entre autres.

Le son de l'album est très cru, en rapport avec le style voulu sur cet album, et met bien en évidence chaque musicien. Même si l'on est maintenant habitué à de grosses productions et effets en tout genre, on revient là à l'essence de la musique : mélodie, riffs, solos, plaisir....

Michael chante toujours aussi bien et niveau rythmique il assure un max. Couplé aux performances des musiciens qui l'accompagnent, on a affaire à un bel album metal old school.

‘ Better Part of Me' démarre de belle manière avec un riff acéré et la guitare de Jeff Loomis. Morceau au tempo rapide et une démonstration de Jeff au solo. Gros refrain chanté, parties de guitare mélodiques en contrepoint. Du beau boulot.
‘ Lay it Down' plus heavy, riff basique mais tellement efficace, chant plus agressif de la part de Michael et toujours cette science du refrain. Imparable. Un break à la guitare avant le solo en tapping et une rythmique en acier trempé derrière. Alors, oui, peut être pas original mais on ne peut que headbanger. On imagine déjà l'impact de tels morceaux sur scène.
‘Forget Forgive', un peu dans le style Dokken, au tempo medium, heavy et encore une fois le bougre sait nous enfoncer un refrain dans la tête. Superbe solo énervé de Howie Simon ( avec un CV impressionant : 6 tournées en Europe avec Ken Tamplin, joue dans Alcoholica, Metallica tribute band, joue avec Jeff Scott Soto...).

Tout ça pour dire qu'hormis la balade ‘ Let It Be Love' vous trouverez tout ce qui a fait le succès du hard / heavy des années 80 : du heavy ( ‘ Ten', ‘Never Alone') , du speed ( ‘Son Of a Man', ce n'est pas Kreator ou Helloween non plus), des rythmes syncopés ‘When Love Is Hated', des solos de guitare joués avec feeling et différents styles , des choeurs qui emmènent le morceau, un chanteur puissant et qui sait rester mélodique. A noter la participation de Todd la Torre au chant et Andy James ( guitariste ayant son académie de guitare) sur le dernier morceau ‘Son Of A Man' et qui est sûrement le morceau le plus moderne dans sa conception et interpétation. Les codes actuels sont présents et prouve que Michael est capable de tout jouer.

Une des critiques que l'on pourrait formuler concerne la production : nous sommes tellement habitués à un son plus moderne que cela pourra peut être rebuter certains amateurs. Ce serait dommage car Michael nous livre là un excellent opus qui s'écoute d'une traite et qui est particulièrement jouissif au sujet de la place prépondérante de la guitare.

Ne reste plus qu'à espèrer une visite en France sur une scène.