PRIMAL FEAR
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Power Metal

Metal Commando
Fred H
Journaliste

PRIMAL FEAR

«Ce « Metal Commando » représente parfaitement tous les éléments que les fans de metal teuton attendent et apprécient chez Primal Fear. Avis aux amateurs.»

11 titres
Power Metal
Durée: 57'04 mn
Sortie le 17/07/2020
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Avec leur précèdent méfait, sorti il y a tout pile 2 ans, Primal Fear nous annonçait l'… « Apocalypse ». Rien que ça. Depuis lors, deux changements notables du côté de la formation germanique. D’abord, le batteur Francesco Jovino a été remercié et a été remplacé par Michael Ehré (Gamma Ray, The Unity). Ensuite, après une incartade de quasi 15 piges (et 6 skeuds) avec la maîtresse Frontiers Records, les allemands ont décidé de retourner dans le giron du label Nuclear Blast.

Pour leur treizième effort studio déboulant présentement, nos teutons ont - une fois encore - choisi un nom évocateur. Selon le communiqué de presse accompagnant le disque, ce « Metal Commando » contient « 110% de Primal Fear et est plein à ras bord de puissance et d'énergie ». Voilà le programme annoncé.

Pour être metal, pour sure que ç’est metal. Ce nouveau matériel fait la part belle aux hymnes intenses et directs (le musclé 'Along Came the Devil' aux sonorités Accept-iennes, le tonitruant 'My Name Is Fear'). Tout cela renvoient aux premières heures (comprendre les opus « Nuclear Fire » et « Black Sun » respectivement livrés en 2001 et 2002). On est en terrain connu et on a le sentiment d’avoir déjà entendu tout ça. Si musicalement c’est solide et ça fait le job, coté textes par contre c’est très mais alors très cliché. Les refrains fédérateurs à scander avec le poing levé sont là (le tout est dans le titre 'Raise Your Fists'). La mécanique est parfaitement (trop bien ?) huilée. La qualité/force principale du sextet (c.à.d. de proposer du gros heavy made in Deutschland efficace mais prévisible) est quelque part aussi sa faiblesse.

Comme les deux rondelles précédentes, la formule à trois sixcordistes a été reconduite (Tom Naumann, Alex Beyrodt et le suédois Magnus Karlsson qui est décidément sur tous les fronts en cette période avec le projet Allen/Olzon et sa troisième galette avec son Free Fall parus récemment). On n’est donc pas surpris de voir défourailler des maousses riffs en acier et des descentes de manches en veux-tu, en voilà (le véloce 'Howl of the Banshee'). Le côté plus mélodique et accrocheur n’est pas délaissé (le furieux 'I Am Alive', 'Hear Me Calling'). Comme à l’accoutumé, Ralf Scheepers déroule toute sa (large) palette vocale entre puissance, quelques notes perchées et autres petits hurlements dont il a le secret ('The Lost & the Forgotten' et ses accents Judas Priest-iens). Le vocaliste chauve donne de moins en moins dans les (sur)aigus (et ce n’est pas un mal). Le bassiste Mat Sinner et le dernier arrivant derrière les fûts (dont la double grosse caisse est bien mise en avant) forment une section rythmique implacable. Ledit praticien de la 4-cordes signe une production percutante et bien massive.

La quasi incontournable power ballade, ici acoustico-metal typée 80’s ('I Will Be Gone'), n’est pas oubliée non plus. Globalement, les germains sortent peu de leur périmètre familier. Seules deux plages s’aventurent légèrement en contrées plus sombres ('Afterlife', les trois dernières minutes orchestrales (sur treize) de l’épique 'Infinity'). Pas avares, les 6 garçons proposent, sur la version Limited BoxSet uniquement, un second CD avec quatre pistes bonus ('Rising Fear', 'Leave Me Alone', 'Second To None' et 'Crudify Me'). Pas de doute sur le fait qu’elles ont été fourbies et fermentées dans les mêmes fûts de bière que les autres morceaux du premier skeud.

Vous l’aurez compris, cette nouvelle offrande répond totalement au cahier des charges exprimé (musicalité, riffs gras, chansons solides et prod carrée) et à ce qui a été promis (du 110% Primal Fear). Bien qu’on n’apprenne rien de neuf, ce « Metal Commando » représente parfaitement tous les éléments que les fans de metal teuton attendent et apprécient chez nos lascars. Avis aux amateurs.