MAT NINAT
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Hard Rock, hard funk

Mat Ninat
Laurent Sage
Journaliste

MAT NINAT

«Premier album pour le guitariste - photographe - réalisateur Mat Ninat. Hard funk, blues & rock au rendez vous»

10 titres
Hard Rock, hard funk
Durée: 42 mn
Sortie le 25/10/2018
1825 vues
MAT NINAT STUDIO
Le nom ne vous est peut être pas familier mais il faut savoir que ce disque auto-produit est l'oeuvre du photographe officiel de Trust, du réalisateur de nombreuses émissions TV (notamment sur Canal+) et du chanteur-guitariste.
Pour réussir son pari (oui, c'est un pari de nos jours que de sortir une auto-production) Mat s'est entouré de quelques musiciens de renom : à savoir Pascal Mulot à la basse et Aurélien Ouzoulias à la batterie. A noter que sur scène ce sera Gerald Manceau (que tous les nostalgiques de Warning reconnaitront) qui officiera derrière les fûts.

Quelques guests de renom viennent apporter leur pierre à l'édifice.
Le son est impeccable, le livret est aussi soigné et il est agréable d'avoir un tel objet entre les mains.

L'album s'inscrit dans une lignée hard rock/ Hard funk avec nombre de rhytmiques syncopées et quelques savoureux passages de basse. Parfois l'ensemble nous fait penser à des morceaux d'Extreme période ‘Pornograffitti'. On a connu pire comme référence.
‘Funky Wolf' qui ouvre l'album est tout à fait représentatif de ce style. Mat utilise parfois sur quelques morceaux la wah-wah, la talk-box ce qui donne au groupe un groove très 80's . Et un morceau comme ‘Get the Funk Out', au rhytme ''chaloupé" nous fait bien comprendre que Mat est un adepte de ce style. Avec Pascal Mulot à la basse, il est évident que le feeling est bien présent et que ça ''balance'' sévère.
‘Dilemna' beaucoup plus rock/blues vient voir Patrick Rondat glisser quelques soli dont il a le secret. Sur ‘Run away' c'est Nono qui vient croiser le fer et échanger avec Mat.
‘Big Swindle' qui démarre à la guitare accoustique pour ensuite délivrer un riff très typé Mick Mars avec des choeurs bien travaillés est le morceau le plus varié de l'album. Le break à la guitare accoustique est bien pensé et amène le solo final où Mat laisse éclater toute sa hargne. Son style est plutôt à classer dans la catégorie hard mélodique à l'ancienne, sans que ce terme soit péjoratif, car vous n'aurez pas droit à une démonstration de shred mais plutôt à un guitariste qui privilégie les phrases mélodiques et le feeling. Tout proportion gardée plus du côté de Slash que de Nita Strauss.
Le titre ‘Rock'n'roller' résume bien l'état d'esprit et les influences du bonhomme.
Le seul ''reproche'' que l'on pourrait faire à l'album est que l'apport d'un chanteur serait un plus. Non pas que Mat chante mal mais lorsque Renaud Hantson ( rencontré lors du tournage des clips pour Summer Storm) apporte son feeling et sa technique sur ‘Double Trouble' le morceau gagne en épaisseur. Voilà peut être le seul point qui serait à améliorer même si Mat s'en sort plus qu'honorablement.
Une bien belle surprise et pour une fois vous pourrez faire écouter cet album d'un p'tit frenchie à vos potes étrangers avec fierté.