Master Of Masters
Kevin Montron
Journaliste

IRON MASK

«Septième album. Iron Mask maintient la barre et la laisse très haute. »

12 titres
Hard Rock
Durée: 61 mn
Sortie le 04/12/2020
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Le quatuor belge Iron Mask est de retour pour nous présenter son 7e album intitulé "Master Of Masters". Et ça sort le 4 décembre sous le label AFM Records !

Penchons nous sur ce disque, tout en vous spoilant la fin : il est très bon. 'Never Kiss The Ring' ne s'arrêtera pas pour nous prendre en marche et déversera toute sa puissance dès le début. Un morceaux très rapide. Des choeurs célestes et des cordes ouvriront la marche à une batterie lancée à très vive allure. Les guitares bien présentes et très techniques donneront toute la dimension power et epic au titre. On se laissera vite emporter sur les vocalises de Mike Slembrouck, qui donnera vraiment tout, et ce tout au long de l'opus. 'Tree Of The World' apportera une petite accalmie, en marche très rythmée. Et ça ne fera que grimper en qualité, 'Wild And Lethal' nous donnera des frissons pour rester poli. (Début d'aparté) Non, en vrai, à titre personnel je me suis vraiment éclaté à l'écoute et je pèse mes mots. (Fin de l'aparté.) Les morceaux sont d'une longueur raisonnable pour du Power. Des riffs et solos de guitare épiques et techniques ? OUI, mais juste ce qu'il faut sans tomber dans le surfait.

Nous passerons faire un tour en Ecosse avec le titre 'Mist Of Loch Ness', un des morceaux les plus sobres de l'album. Qui sonnera très heavy à l'oreille, avec une outro symphonique accompagnée d'une batterie lourde et en contre temps. Et au fur et à mesure de l'écoute je me rends compte que Peter Slembrouck est capable de tout vocalement. Une grande capacité d'adaptation et un panel d'octaves assez large, et je prends la liberté de le comparer à Bruce Dickinson sans aucune crainte. Ah et puisqu'un bon album de power melodic n'est pas un bon album sans ballade, 'A Mother Loved Blue' apportera mélancolie, calme et volupté dans nos coeurs ainsi que du répit à nos nuques. Doté d'une architecture et une construction quasi-parfaite, le solo de guitare nous rappellera très vite où nous sommes. Solo qui rappelle d'ailleurs celui du titre 'Stratosphere' du groupe Stratovarius. Très plaisant.

Avant d'attaquer la fin, je vais revenir sur le titre le plus long de l'album, 'Nothing Lasts Forever', qui avec ses 9 minutes de pur bonheur passera par tous les états. Construit comme une symphonie de Johann Sebastian Bach, il ne désemplira pas de la première à la dernière mesure. Agrémenté de plusieurs solos tout aussi qualitatifs les uns que les autres, il y aura également une sorte de duel Clavecin/Guitare en guise de break qui continuera sur une batterie folle.

Et c'est le moment où on nous emmène à environ 26 000 années lumières de notre planète, dans l'amas d'étoiles 'Sagittarius A', qui servira d'intro au titre éponyme à l'album, 'Master of Masters' qui sonnera la fin du voyage pour nous. Un morceau nous faisant doucement atterrir et retourner au monde réel.

Quatre ans se sont écoulés depuis le superbe "Diabolica" (AFM Records - 2016), et avouons tout de suite que "Master Of Masters" est équivalent en terme de qualité. Faut-il rappeler que le genre power melodic neo-classical est assez exigeant ? Le groupe est loin de l'avoir oublié en tout cas...