Manor of Infinite Forms
Anibal BERITH
Journaliste

TOMB MOLD

« ''Manor of Infinite Forms'' offre un plaisir d'écoute poussant à le faire tourner en boucle de par sa densité et son intensité »

7 titres
Brutal Death Metal
Durée: 41 mn
Sortie le 08/06/2018
4948 vues
Découvert grâce à leur second album dont nous allons nous intéresser ici, Tomb Mold est un groupe de 4 membres originaire du Canada. Peu d'information circule sur le combo si ce n'est qu'ils se sont acquittés d'un premier méfait en 2017, ''Primordial Malignity''.
Tout juste 18 mois plus tard, voilà que Steve Musgrave (basse), Max Klebanoff (batterie/chant), Payson Power (guitare) et Derrick Vella (guitare, basse) nous pondent leur second rejeton ''Manor of Infinite Forms''.

Plus dense et plus long que son prédécesseur, cet opus offre 8 titres pour 40 minutes d'écoute. Les canadiens distillent un death old school bien gras à la frontière du brutal et du doom suivant les morceaux.

Attaquant de façon très directe avec le titre éponyme, il nous semble écouter un disque de death old school mais rapidement le combo nous relaye dans un univers bien brutal et ce tout au long de la galette de par le growl très caverneux du frontman et de l'intensité des parties blastées et des riffs tronçonnés!

Effectivement, l'album reste sur ce format en s'intensifiant avec le plus dense et plus dissonant ''Blood Mirror'' qui martèle plus de 7 minutes et ne laisse pas indemne! Il laisse place au plus direct ''Abysswalker'' et au plus complexe ''Final Struggle of Selves'' qui alterne entre du blast beat secondé d'une rythmique bien grasse et du mid tempo pour lequel les riffs se font plus dissonants et lancinants. Ce titre affirme la brutalité de l'album en inscrivant à l'atmosphère déjà pesante, des plans plus gras se rapprochant du doom.

''Gored Embrace (Confronting Biodegradation)'' prend le relais en imposant une rythmique lourde et oppressante en laissant souffler l'auditeur avec quelques plans plus dynamiques. La fin de l'album est marquée par deux titres bien épais ''Chamber of Sacred Ootheca'' et ''Two Worlds Become One'' restant dans le même esprit, le 1er étant dynamique et incluant des soli endiablés, le second malgré son aspect énergique, devenant rapidement dissonant et dérangeant.

Un second album mené de main de maître et inspiré pour le quartet canadien. Associant brutalité et dissonance tout en préservant l'esprit old school et variété du rythme, ''Manor of Infinite Forms'' offre un plaisir d'écoute poussant à le faire tourner en boucle de par sa densité et de son intensité! Alors n'hésitez pas, écoutez!

Anibal Berith

TOMB MOLD
Plus d'infos sur TOMB MOLD
Brutal Death Metal