LYNYRD SKYNYRD
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rock sudiste

Live In Atlantic City
Fred H
Journaliste

LYNYRD SKYNYRD

«Merci à vous Lynyrd Skynyrd pour le voyage au coeur de votre Amérique durant ces quatre dernières décades et pour votre pléthore de standards intemporels qui vont avec. Bonne retraite les gars.»

13 titres
rock sudiste
Sortie le 21/09/2018
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Il y a quelques semaines (le 2 septembre dernier exactement), comme point final à sa tournée d'adieu baptisée « Last of the Street Survivors Farewell Tour », Lynyrd Skynyrd (avec quatorze albums studios dont plusieurs multi certifiés au compteur) donnait son ultime concert à Jacksonville (Floride), là où tout a commencé. Pour ce « Live In Atlantic City », il faut toutefois retourner quelque peu dans le passé… de douze ans exactement. Programmons notre convecteur temporel, pied au plancher avec notre DeLorean jusqu'à atteindre les 88 miles à l'heure requis (141,619 28 km/h) … et hop on se retrouve en 2006… le 23 juin pour être précis. Tout juste intronisé (trois mois plus tôt) au « Panthéon du Rock » lors de la Rock and Roll Hall of Fame Induction Ceremony, la tribu Lynyrd participe ce soir-là au « Decades Rock Live! ». Ce programme TV est en fait une série de concerts centrée sur des artistes de légende qui ont influencés la musique rock ou soul depuis les cinq dernières décennies. Pour ce show spécial (enregistré, filmé et diffusé à la base sur VH1 Classic), nos pionniers du Rock sudiste ont pris d'assaut la Decades Rock Arena (nom donné temporairement à la Mark Etess Arena au Trump Taj Mahal hotel … aujourd'hui un Hard Rock Hotel).

Coté setlist, nos confédérés préférés attaquent direct (le rageur 'Workin' For M.C.A.') avec leur diatribe en règle contre leur maison de disque du même nom (qui avait décidé d'amputer 'Freebird' de plusieurs minutes… « Les c***, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît » parait-il ?!). La triplette de sixcordistes (nos lascars furent parmi les précurseurs de cette formule au début des seventies) que sont Gary Rossington, Rickey Medlocke et Mark Matejka est carrément déchaînée. Les guitares endiablées et les changements de rythmes à gogo sont au service d'hymnes interprétés avec groove et feeling. Le vocaliste Johnny Van Zant est heureux d'être là dans le New Jersey et s'amuse avec le public. Le claviériste Billy Powell n'est pas en reste avec ses interventions remarquées et plutôt remarquables ('Red White And Blue (Love It Or Leave) '). Le bon hard rock'n'roll festif est au rendez-vous ('Gimme Three Steps'). Pour l'occasion, le combo a aussi convié trois invités de marque. Bo Dice est le premier à ouvrir le bal. Accompagné de nos papes du Southern rock, le gagnant de la quatrième saison de l'émission American Idol enflamme la foule avec sa propre compo ('The Real Thing') et sur un tube des patrons ('Gimme Back My Bullets'). S'ensuit Hank Williams Jr. (fils d'une icône de la country) qui délivre lui aussi son titre (le bien nommé 'Born To Boogie') avant de partager un succès de Skynyrd ('Down South Jukin''). Electrique, énergique, cela swing dans tous les sens… on en redemande. Dernier guest, 3 Doors Down balance là encore son morceau perso (‘Kryptonite') avant de défourailler avec les boss du redneck d'autres classiques (les chefs-d'oeuvre 'That Smell' et 'Saturday Night Special'). Nos fiers-nés du Sud n'oublient pas leurs racines soul blues (la reprise un chouia modifiée de J.J.Cale 'Call Me the Breeze'). Tous les protagonistes du soir se retrouvent pour le climax final. La joyeuse clique reprend leur célèbre déclaration d'amour envers leur état natal (le hit ultra-connu 'Sweet Home Alabama' entendu dans d'innombrables films) avant de clôturer le spectacle sur quasi douze minutes de plaisir intense (l'incontournable 'Freebird' et ses avalanches de soli de grattes).

Bien que déjà connu (sous un autre nom), ce « Live In Atlantic City » n'en demeure pas moins un pur moment des plus savoureux. Merci à vous Lynyrd Skynyrd pour le voyage au coeur de votre Amérique durant ces quatre dernières décades et pour votre pléthore de standards intemporels qui vont avec. Bonne retraite les gars.