Ghost Town
Eugenie
Journaliste

LUCER

«« Ghost Town » est un opus caméléon et qui innove : tantôt rock, tantôt rock'n'roll, jeune, osé et dans la bonne provoc'. Le talent de Lucer n'est visiblement plus à démontrer ! »

10 titres
Rock 'n' Roll, Hard Rock
Sortie le 25/01/2019
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Lucer est un jeune groupe qui nous arrive tout droit des pays nordiques, et, plus exactement, de Danemark. Formé en 2015, le groupe est composé de deux frères, Lasse et Anders Bøgemark (vocal), ainsi que de Kristoffer Kristensen à la guitare et Jonathan Nørgaard à la batterie. Leur premier opus, « Bring Me Good News », est sorti en 2016, et depuis, le groupe danois a joué pas moins de 250 concerts partout en Europe. Le deuxième album, au nom trompeur « Ghost Town » - petit spoiler, c'est tout sauf sombre- est sorti le 25 janvier dernier chez Mighty Music.

« Ghost Town » enchante dès l'intro : débutant par des sonorités pop, le vocal de Lasse Bøgemark crée une ambiance à lui tout seul, mélangeant les tonalités pop, rock and rock 'n'roll. C'est un titre explicitement pop-rock, au refrain catchy, qui réussit à être subtilement provocateur. « The Night The Music Died » s'ouvre sur quelques notes de piano, pour ensuite se transformer en un morceau plutôt rock' n'roll, avec un refrain rock magnifique : l'harmonie est parfaite entre le vocal et l'instru- montant crescendo- avec juste ce qu'il faut de back vocal.

Le titre qui sort de l'ordinaire, « Crazy » démontre clairement que Lucer a son style propre, et qui est osé : toute la provoc' qui montait jusqu'à là peu à peu dans la voix de Lasse Bøgemark, explose dans toute sa splendeur ici. L'un des morceaux les plus rock de l'opus, « Crazy » fait monter l'instru- merveilleuse- au maximum, sans pour autant que le vocal se perde ne serait-ce qu'un peu, et nous confirme que le groupe a du talent à revendre. « Indestructable » est plus soft, restant dans le registre purement pop-rock : de composition plus traditionnelle, il reste dans le classique, sûrement par l'envie de commencer en douceur, le titre étant le premier sur la tracklist de l'album.

« Mirror Of A Man » nous offre une intro rock' n'roll des plus jolies : le vocal à lui tout seul réussit à nous plonger dans une ambiance blues-rock, sans parler de refrain, renforcé par une instru à fond. Le pont est magistral, entre musique quasi-symphonique et des notes rock : on se croirait dans une scène finale et triomphante d'un film. Avec « Young Pretty Stupid », le rock'n'roll prend toute sa place. Le titre est totalement dans une provoc' talentueuse : le duo guitare/batterie est génial, et le vocal de Lasse Bøgemark se montre dans toute sa splendeur. C'est jeune, osé et talentueux : un titre qui nous laisse nous imaginer la splendeur des shows live du groupe !

« Killer » est un morceau plutôt acoustique, partagé entre le vocal de Lasse Bøgemark et les notes de guitare, tout en gardant un refrain rock, allant crescendo et qui finit par exploser. Composé dans une dimension plus nostalgique, le titre nous montre une autre facette du talent du groupe. « Party Like A Rockstar » n'a pas besoin de présentation : c'est du rock explosif, avec la voix de Lasse Bøgemark qui retrouve toute sa provocation, et les sublimes Jonathan Nørgaard à la batterie et Kristoffer Kristensen à la guitare. Dans la même veine, « The Good Life » est un morceau fait dans une dimension purement rock, qui se fait parfois rock'n'roll voire punk : l'instru est, là encore, explosive et jamais répétitive – on aimerait clairement entendre ce morceau joué en live.

« California » clôt l'album : un titre tout aussi authentique et provocateur, le vocal de Lasse Bøgemark se faisant volontairement plus sombre et quasi-robotique, mais étant parfaitement contrebalancé par une instru plus optimiste. « Ghost Town » est un opus caméléon et qui innove : tantôt rock, tantôt rock'n'roll, jeune, osé et dans la bonne provoc'. Le talent de Lucer n'est visiblement plus à démontrer !
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