Philty Lies
Fred H
Journaliste

LITTLE VILLAINS

«Galette inédite de Rock punk garage commise par Phil ''Animal'' Taylor (ex-batteur de Motörhead) quelques années avant sa disparition»

10 titres
Durée: 28'38 mn
Sortie le 29/03/2019
4881 vues
Le nom de Phil ''Animal'' Taylor est indissociable de Motörhead. Pensez doc, le batteur est présent sur 10 des 11 premiers méfaits du célèbre bombardier (il n'apparaît pas sur « Orgasmatron » car il était parti tenté une nouvelle histoire chez Waysted avant de revenir peu après). Philthy à maltraité les fûts sur des disques devenus des incontournables : « Overkill », « Bomber », « Ace of Spades », « Iron Fist », etc. Finalement, il est lourdé par le sieur Kilmister en personne lors des sessions studio de « March ör Die » en 1992 (apparemment il n'avait pas suffisamment bossé ses parties). Par la suite, on retrouve Taylor dans différents projets (The Web of Spider, The Deviants, …).

C'est en 2006 que Taylor fonde Little Villains avec le vocaliste-guitariste James Childs (Avon, Airbus) et le bassiste Owen Street (Waxy, Vails). Début 2007, le trio enregistre un premier opus qui restera (allez savoir pourquoi) dans sa boite durant plusieurs années. Et puis, un certain 11 novembre 2015, Phil décède (un mois et demi avant son ex-comparse Lemmy) à l'âge de 61 balais après une longue maladie. En ce début 2019, les deux musiciens restants décident de sortir lesdites pistes inédites en l'honneur de lors pote disparu. Ce « Philty Lies » ayant initialement été capturé sur une cassette 2 pouces aux studios Unit A à Palm Springs (Californie), un dépoussiérage s'avérait nécessaire. Childs a donc retroussé ses manches pour restaurer la matériel de base et retravailler sons, production, mix et master.

Le résultat est des plus louable. L'esprit – semble t-il - live des prises sons à été conservé (les échanges entre les zicos ont été laissés entre chaque piste). Ici et là, quelques passages sonnent comme du vous-savez-qui (l'explosif 'I Am Dying'). La frappe féroce de feu Phil tient la baraque. Globalement, les dix titres, expédiés en 28 minutes 30, balancent du gros Rock and roll saupoudré de riffs punk ('Attack', 'Enemy') et ficelé avec quelques soli de grattes énergiques ('What On Earth', 'In The Head', 'Traitor').

« Philty Lies » fait dans le garage rock assez classique, certes correct mais qui ne casse pas trois pattes à un canard non plus. Compte tenu du contexte de cette sortie, on peut s'interroger sur les réelles motivations de cette livraison : véritable hommage au cogneur disparu, envie de légitimer un groupe sur un nom célèbre voire se faire un bon paquet de dollars au passage ?. Little Villains a choisi de défendre cette première oeuvre en poursuivant l'aventure sur scène en recrutant le frappeur de toms d'Airbus, Chris Fielden. Voyons donc ce que cette mouture 2.0 nous apportera dans le futur. Wait and see.