Legal At Last
Seb Gallagher
Journaliste

ANVIL

«Toute l’identité d’Anvil dans un nouvel album. »

12 titres
Heavy Metal
Durée: 51 mn
Sortie le 14/02/2020
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Tout juste deux ans après « Pounding the Pavement », les légendaires canadiens d’Anvil sont de retour avec un 19ème album nommé « Legal At Last », illustré par une bien drôle de pochette à l’instar d’un ange fumant le bang dans une enclume. Ce nouvel opus sera-t-il dans la continuité de ses prédécesseurs encensés par la presse ?

Ouvrant ou plutôt allumant le début de cette galette, l’éponyme « Legal At Last » nous explose aux oreilles et nous fait fumer la tête, similaire à ce que l’on connaît de nos canadiens, aucun surprise en vue de ce titre efficace et puissant, nous voilà déjà dans le vif du sujet alors que nous commençons cette écoute.

Dans un courant lourd et gras, les titres tels que « Nabbed In Nebraska », « Chemtrails », ou encore le très bon « Gasoline », nous font bouger la tête et nous montrent qu’avec Anvil rien ne change. Solo puissant batterie puissante et lourde, chant toujours présent malgré les années qui passent. A la fin de l’écoute du quatrième titre, nous sommes sûrs que nous sommes sur du Anvil pur jus.

On enclenche la seconde à l’instar d’un « I’m Alive » ravageur. Mais là, petit bémol, la voix Steve « Lips » Kudlow le rattrape et n’est pas aussi efficace que ce que l’on pourrait espérer sur un morceau qui se voudrait être de bonne composition. Mais le génie de l’instru rattrape au vol ce qui pèche un peu, nous faisant passer un excellent moment musical.

Par la suite, les « Glass House » ou autre « Plastic In Paradise » reviennent à la source du très bon Anvil que nous connaissons tous. Fans et adeptes trouveront sûrement leur compte, même si certains seront un peu plus critiques et tatillons sur la forme du groupe. A notre sens, rien d’alarmant même au contraire du plutôt bon dans nos oreilles. Ponctuant chacun de ses titres par de super solos très planants, notre trio fait fort.

Un dernier tour de chauffe avec les puissants « Bottom Line » et « Food For The Vulture » se fondant dans les décors et dans la lignée de ce que l’on aime chez nos canadiens, ces deux titres embrayent le pas au calme et à la finition de cet opus, à l’instar d’un suave mais pas moins efficace « Said And Done » qui clôture de la meilleure des manières un album de bonne composition mais qui à notre sens reste un poil en dessous de ce que nos canadiens nous ont habitués, même si les plus chanceux auront le droit à un bonus track nommé « No Time » qui sans être dénué de sens ne rattrapera qu’à moitié les petites lacunes de cet album.

Mi-figue, mi-raisin mais pas dénué de sens et d’efficacité, cet opus ravira sûrement les fans et les adeptes du genre mais ne contentera pas tout le monde. Dire que c’est un mauvais album nous ne pensons pas que l’on peut le placer dans cette case, même si certaines choses sont à redire, on ne pourra pas nier que l’on retrouve l’identité Anvil, le son de Anvil et surtout la puissance de Anvil. De ce fait, la légende canadienne est bel et bien toujours aussi légendaire et vous fera sûrement beaucoup de bien aux oreilles.

Tracklist :

1 - Legal At Last
2 - Nabbed In Nebraska
3 - Chemtrails
4 - Gasoline
5 - I’m Alive
6 - Talking To The Wall
7 - Glass House
8 - Plastic In Paradise
9 - Bottom Line
10 - Food The Vulture
11 - Said And Done
12 -No Time (Bonus Track)