II
Fred H
Journaliste

LAST IN LINE

«La flamme du Heavy metal est portée bien haute dans ce bel hommage au défunt gnome Ronnie James Dio. « Mano Cornuta » les amis m/ m/.»

12 titres
Hard Rock
Durée: 52'32 mn
Sortie le 22/02/2019
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Le 16 mai 2010, l'icône Ronnie James Dio (Rainbow, Black Sabbath, Elf) succombait après un combat de plusieurs mois contre un cancer de l'estomac. Deux en plus tard, le guitariste irlandais Vivian Campbell (Def Leppard, Thin Lizzy, Whitesnake, Sweet Savage, Riverdogs, …), lui-même membre de la première mouture du combo Dio, décidait de contacter d'anciens camarades de ladite formation originelle pour lancer une nouvelle histoire. Le batteur pieuvre ''Vinny'' Appice (Le Sab', Heaven & Hell), le bassiste Jimmy Bain et le claviériste Claude Schnell répondirent positivement à ces appels. Pour compléter ce line-up c'est le vocaliste Andrew Freeman (The Offspring, Thirty Stones, Lynch Mob) qui fut embauché. Last in Line (en référence à l'album du même nom commis par le groupe en 1984) était né. Ensuite, les choses se sont enchainées. Pas mal de concerts (avec exclusivement des morceaux issus des trois premiers opus de Dio & cie) ont été donnés ici ou là. Schnell a été remercié et remplacé par Erik Norlander (sur scène). Un premier opus « Heavy Crown » a été livré début 2016, malheureusement endeuillé par le décès quasi au même moment de Bain. Pour conjurer le sort, son successeur Phil Soussan (ex-... Ozzy Osbourne, Billy Idol, Vince Neil, Johnny Hallyday) fut recruté assez rapidement.

Quelque peu reporté, afin que Vivian puisse honorer différents engagements avec le léopard sourd, les garçons reviennent donc avec un deuxième disque sobrement nommé « II ». Ce second effort est des plus efficace. C'est plein de punch (le syncopé 'Black Out The Sun'), entrainant et accrocheur ('Landslide', 'Love And War'). Les morceaux explosent ('Year Of The Gun', le tout-est-dans-le-titre 'Electrified'). A nouveau signée par Jeff Pilson (Foreigner, T&N, Dokken), la production est plus percutante et actuelle. En bon pilier qui se (et que l'on) respecte, Appice tient la baraque comme il sait le faire, sans extravagance mais avec précision et rigueur. Soussan fourni lui-aussi une prestation tout à fait exemplaire d'implication ('False Flag'). Une section rythmique bien robuste en somme.

Les interventions de Campbell ne sont pas en restent. Ses riffs sont énergiques et ses soli parfaits ('Gods And Tyrants' et son petit côté Led Zep'). Derrière le micro, Freeman est tout sauf une pâle copie du regretté interprète de Holy Diver. Le chanteur offre avec puissance et conviction de belles mélodies sur ces compositions de Hard rock moderne ('Sword From The Stone', 'Give Up The Ghost'). La flamme du Heavy metal est portée bien haute. Loin de faire dans la nostalgie du « bon vieux temps », le quatuor se libère du lourd héritage laissé par la légende qui a popularisée l'emblématique signe des cornes du diable. Ainsi, les musiciens s'aventurent en territoire progressif … et sombre ('The Unknown').

Plus solide et varié que son prédécesseur, « II » ressemble donc plus à un album de groupe que leur premier méfait. Au-delà de toutes controverses (Campbell et Ronnie ne s'étaient pas vraiment quittés en bons termes sur fond de rancoeurs et de propos peu glorieux par médias interposés), Last In Line se donne les moyens de ''faire la paix'' avec le passé en signant une oeuvre enlevée qui rend un bien bel hommage au défunt gnome et à leur diablotin comparse Bain disparu. « Mano Cornuta » les amis m/ m/.

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