KARRAS
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Metal, Death Metal, Thrash Metal, Grindcore

We Poison Their Young
Blood Potatoe
Journaliste

KARRAS

«Un concentré de violence maitrisée qui renvoie aux grandes heures du death grind bourrin»

13 titres
Metal, Death Metal, Thrash Metal, Grindcore
Durée: 26 mn
Sortie le 29/09/2023
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Mon premier est guitariste dans un groupe de furieux, mon deuxième a trouvé la délivrance dans une musique torturée, mon troisième a sévi dans Sickbag pendant huit ans, mon tout forme Karras, combo de death grind tel qu’on le pratiquait au début des années quatre-vingt-dix.

Après un premier album in your face et fort d’une signature chez M-Theory Audio, le trio enfonce le crucifix avec ''We Poison Their Young'', second long format d’une noirceur absolue.

'Prelude To The Depths' nous met de suite dans l’ambiance avec son intro lourde et lente, l’occasion de gouter ce son granuleux si apprécié des grindsters. Le calme avant la tempête de blasts qui s’abat ensuite sur l’auditeur alors qu’un démon possédé éructe à s’en arracher les cordes vocales.

Le reste est à l’avenant, entre death baveux et grind sans concession, avec de légers morceaux de crust à rendre jaloux les cultissimes Doom.

L’école suédoise est à l’honneur sur l’enjoué 'New Pariah' et le groovy 'Ritual Overdose', morceau taillé pour la scène avec son refrain scandé, qui ne demande qu’à être repris à gorges arrachées.

Le massif 'Lutheran Blade' renvoie quant à lui au ''Realm Of Chaos'' de feu Bolt Thrower, avec ses rythmiques pesantes, et devrait également faire son effet en live.

Si l’aiguille est majoritairement dans le rouge, le trio sait aussi lever le pied et proposer des breaks heavy, propres à valoriser les parties blastées, à l’instar de 'Final High' et 'The Hermit’s Anger', traversés de passages doomy qui font respirer l’album (et l’auditeur).
Et c’est là toute la réussite du combo : avoir su s’approprier de nombreuses influences et les régurgiter de manière subtile via une musique originale, tout en ravissant les die-hards par une multitude de références à un âge d’or du genre. Tiens, ça m’a donné envie de ressortir mes vieilles K7 Earache !