LAST IN LINE
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Hard Rock
Chroniques

Jericho
Fred H
Journaliste

LAST IN LINE

«Last In Line se libère de plus en plus de ses attaches Dio-iennes, et C’EST TRES BIEN AINSI. /m/ /m/»

12 titres
Hard Rock
Durée: 55:09 mn
Sortie le 31/03/2023
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« II », le second (et dernier) opus en date de Last In Line, a déjà quatre ans. Présentement, quatre mois après l’EP amuse-bouche « A Day In The Life » (constitué notamment de la reprise éponyme de The Beatles et d’une exclusivité en avant-première), la formation est de retour avec son troisième effort.

Baptisé « Jericho », ce disque possède de nombreux points forts. D’abord, même si, ici et là, il ne tourne pas entièrement le dos au passé ('House Party at the End of the World'), le quatuor poursuit dans sa volonté de s’affranchir de plus en plus des références à la zique de Ronnie James Dio. Restant dans le registre du hard rock mélodique bien fichu (le sauvage 'Hurricane Orlagh', l’accrocheur 'We Don't Run'), les morceaux sont plus « personnels » et moins sous « influences » de l’héritage du regretté Elf.

Ensuite, on note la parfaite performance de Andrew Freeman (ex-Offspring et Lynch Mob). Le chanteur est ici des plus convaincant. Sa tessiture moins « marquée » que RJD permet de s’éloigner du « groupe hommage ». Cela étant dit, le vocaliste imprime sa propre (et plutôt jolie) identité vocale sur chacun des titres ('Something Wicked', 'Ghost Town', le Thin Lizzy-ien 'Story of My Life'). Grace à belles harmonies et aux plutot chouettes refrains ('Walls Of Jericho'), on se laisse embarquer.

De haute volée aussi, on a la prestation de l’irlandais (du Nord) Vivian Campbell. Le six-cordiste de Def Leppard propose des riffs variés (l’électrisant 'Burning Bridges') et bien amenés ('Do The Work') ainsi que des soli vraiment superbes ('Dark Days'). La section rythmique n’est pas en reste non plus. Le maitre ès baguettes « Vinny » Appice (ex-Black Sabbath, Heaven & Hell) et le bassiste Phil Soussan sont impeccables. Ecoutez-moi ces lignes de basse des plus dynamiques (l’entrainant 'Not Today Satan') et bien mises en avant au mixage (le musclé 'Bastard Son'). Equilibrée, la production, goupillée par Chris Collier (Prong, Korn, Whitesnake), remplaçant de Jeff Pilson (aux manettes les deux fois précédentes), ne délaisse personne.

« Jericho » est un album de hard rock solide et parfaitement exécuté dont la réussite doit beaucoup aux quatre musiciens en présence (mention spéciale au vocaliste). Last In Line se libère de plus en plus de ses attaches Dio-iennes, et C’EST TRES BIEN AINSI. /m/ /m/