PAIN OF SALVATION
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Progressive Rock/Metal

In The Passing Light Of Day 
The Effigy
Journaliste (Belgique)

PAIN OF SALVATION

«Un grand retour de Pain Of Salvation, un album inspiré et de grande qualité»

10 titres
Progressive Rock/Metal
Durée: 72 mn
Sortie le 13/01/2017
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Pain Of Salvation, le groupe suédois né de l'imagination créatrice de Daniel Gildelow revient sur le devant de la scène avec un dixième album studio « In The Passing Light Of Day ». Tout jeune adolescent, Daniel crée le groupe sous le nom de Reality en 1984 avant de choisir en 1991 le nom plus adapté de Pain Of Salvation. C'est en 1997 que sortira le premier album « Entropia » qui sera commercialisé chez nous par Inside Out Music en 1999 alors que le deuxième album « One Hour By The Concrete Lake » est déjà sorti en Suède. C'est « Remedy Lane » en 2002 qui établi le groupe à l'international. « Road Salt Two : Ebony » est le dernier album comprenant des nouveau titres studio publié par le groupe en 2011. Entre temps est sorti aussi l'album acoustique « Falling Home ».

L'ambiance générale de ce nouvel album est clairement liée à la maladie qui aurait pu être fatale à Daniel en 2014. Il est certain qu'en se sentant proche de la mort, la création artistique qui suit le rétablissement ne peut qu'être liée à l'expérience. Ce disque est certainement celui qui exprime le mieux le nom de Pain Of Salvation, une vraie montagne russe entre le sombre et l'espoir.

A la production nous retrouvons Daniel Bergstrand (In Flames, Meshuggah, Devin Townsend). Malheureusement vu la qualité des mp3 que nous avons reçus, il sera très difficile de parler du son, ce qui est vraiment dommage car l'écoute d'un album sans fréquence de basse a plus tendance à donner un mal de crâne que d'attirer l'attention. Qu'à cela ne tienne, si nous râlons ce n'est bien entendu pas sur le groupe lui-même qui n'est point responsable de ce genre de problème et qui mérite, lui, toute notre attention.

C'est donc le riff de « On A Tuesday » qui nous plonge dans le voyage rock progressif concocté pour nous. Les dix minutes de ce superbe titre nous ferons passer par des phases calmes et d'autres prenantes au possible. Le refrain vous poursuivra tout du long de la journée après l'avoir écouté. Le groupe est convaincant, impeccable de bout en bout et d'emblée nous ressentons que Pain Of Salvation revient après six ans avec une qualité de composition qui a encore évolué. La douceur s'annonce sur le début de « Tongue Of God » avant de passer en mid-tempo bien lourd et angoissant. On se croirait au croisement du rock, du métal et du grunge façon progressive. Le refrain possède une touche Alice In Chain renforçant le sentiment grunge.

« Meiningless » est un aller-retour continu entre tristesse et espoir. Le refrain est de toute beauté et lui aussi peut vous rester en tête bien longtemps après que le titre soit terminé. « Silent Gold » est le titre le plus court de l'album. Un moment apaisant. Un slow à la mélodie plaintive et accrocheuse alors que « Full Throttle Tribe » s'introduit à sa suite par des sonorités propres aux hôpitaux. Ce morceau pleinement rock progressif accompagné d'effets électros possède aussi son refrain accrocheur. Le break d'abord violent se change en complainte épurée avant de revenir sur le refrain et de terminer sur du contretemps de plus en plus chaotique.

« Reasons » est un décalage possédant plusieurs ambiances. Le groupe en a tiré un clip vidéo que vous avez sûrement déjà découvert sur le net. Ne vous fiez pas à ce morceau pour vous faire une idée de l'album. Bien que très bon, il est loin de dévoiler toute les facettes exploitées par le groupe. « Angels Of Broken Things » est plus posé et accompagné d'une basse qui donne le rythme sur les 3/4 du titre. L'envolée de la dernière partie donnant la possibilité d'un bel épanouissement pour un superbe solo de guitare.

Le couplet léger de « The Taming Of A Beast » nous apaise, le pré-refrain nous monte aux tripes et le refrain se place en montée. Pas spécialement original mais vraiment agréable. « If This Is The End » est, vous vous en doutez avec ce titre, une autre complainte totalement épurée sur la première moitié du titre avant d'être rejointe par l'ensemble du groupe sur la seconde.

Le très long final « The Passing Light Of Day » de plus de 15 minutes prend tout son temps pour évoluer. Une voix, une guitare uniquement pendant plus de 6 minutes avec une mélodie vocale prenante et belle ou l'espoir pointe le bout de son nez dans la tristesse présente. Une aventure musicale à lui tout seul, ce titre se savoure dans un environnement paisible.

Si l'attente aura été longue pour les fans, elle aura aussi valu la peine tant le retour du groupe est de bonne augure avec un album de cette qualité. L'envie de râler sur la qualité du son que nous avons reçu se fait encore plus forte en constatant que le groupe mérite le 5/5 pour ses compositions et l'interprétation mais que nous ne pouvons lui donner n'ayant aucune idée de la sonorité réelle du CD.

Le fan sera comblé et nous ne pouvons que conseiller aux autres de s'intéresser à ce superbe album si vous aimez le rock progressif.