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Métal Rock
Chroniques

I Am The Empire - Live From The 013
Fred H
Journaliste

KAMELOT

«Best-of live bien copieux et tout à fait recommandable»

21 titres
Métal Rock
Durée: 105'12 mn
Sortie le 14/08/2020
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Après trois opus studios enregistrés avec son chanteur actuel (le suédois Tommy Karevik, également vocaliste de Seventh Wonder), voici l’heure du témoignage en public (le troisième du combo) pour Kamelot. Intitulée « I Am The Empire - Live From The 013 », l’œuvre proposée est la captation audio et vidéo du concert du 14 septembre 2018 joué sur la Main stage de la fameuse salle susnommée (lieu des festoches tels que les Roadburn, Incubate et Neurotic Deathfest notamment) située à Tilburg aux Pays-Bas.

On s’en serait douter, la setlist fait évidemment la part belle aux trois derniers efforts parus (respectivement en 2012, 2015 et 2018) avec Karevik au micro. S’entremêlent donc trois compos de « Silverthorn », six de « Haven » et cinq de « The Shadow Theory ». Afin de participer à cette grande fête, à l’instar des disques parus, la petite bande à rameuter quelques amies. Se succèdent donc la néerlandaise Charlotte Wessels (Delain), la canadienne Alissa White-Gluz (Arch Enemy), la suédoise Elize Ryd (Amaranthe) et l’étasunienne Lauren Hart (connue pour son projet Once Human avec l’(ex-)Machine Head dreadlocké Logan Mader). Que de jolis minois et de voix enchanteresses tout cela, n’est-il pas ? Les détenteurs desdits skeuds référence ne seront pas surpris car il s’agit peu ou prou des mêmes intervenantes.

Nos garçons ont également convié le quatuor à cordes de filles Eklipse (trois violonistes et une violoncelliste). Là encore comme sur disque/clip, les quatre charmantes donzelles allemandes font glisser leurs archets avec énergie ('My Confession'). Un seul invité mâle au milieu de toutes ces girls du rock/metal, le veinard Sascha Paeth. Le TRES fidèle comparse teuton (collaborateur notoire de Avantasia, Rhapsody, Edguy, Epica et c’est loin d’être exhaustif) y va de son intervention guitaristique sur une plage ('Ravenlight' et ses débordements progressifs). Le multi-instrumentiste et casquettes germain s’occupe aussi de la prod’, du mix et du mastering.

Tout le savoir-faire du sixcordiste Thomas Youngblood et de sa joyeuse clique est bien là. Des mélodies prenantes (vous savez les trucs qui ne nous lâchent plus dès lors que vous les avez entendues), des refrains haut en couleur qui font mouche ('Phantom Divine (Shadow Empire) inclus les growls de miss Hart), du rythme, des arrangements orchestraux à foison ('Burns to Embrace' et sa chorale de bambins comprenant le propre rejeton de Thomas, idem la galette studio en question), un chouia de puissance et quelques soli de grattes bien amenés. Bref, ce grand tout qu’on apprécie le plus dans le speed metal symphonique de la formation américano-germano-suédoise.

Certaines compositions révèlent totalement leurs potentiels sur scène ('Amnesiac' et ses fioritures électro). Grâce à des applaudissements nourris et des « Hey hey hey ... » scandés à pleins poumons sur la quasi intégralité du show, l’auditoire se fait tellement bien entendre qu’on se croirait presque avec eux (ou pas loin). Pour le plus grand bonheur de ses aficionados, nos lascars n’ont pas délaissé leur répertoire plus ancien. Quelques pistes (globalement les plus marquantes), extraites des « Karma » (le jouissif 'Forever'), « The Black Halo » ('When The Lights are Down', le somptueux 'March of Mephisto' feat. Dame White Gluz), « Ghost Opera » ('Rule The World' et ses fameux airs orientaux) et autre « Poetry For The Poisoned » ('The Great Pandemonium'), parsèment le spectacle. Très à l’aise, Tommy s’est très bien approprié les chansons jadis interprétées par son prédécesseur le norvégien Roy « Khan » (leurs timbres étant finalement assez proches).

Qu’on en soit content ou non, depuis l’intégration en 2012 de Tommy Karevik au chant, Kamelot a ouvert une nouvelle ère de son histoire. Ce « I Am The Empire - Live From The 013 » résume parfaitement le parcours des deux dernières décennies du combo. Un best-of live bien copieux et tout à fait recommandable en somme.