DELIVERANCE
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Sludge/Black Metal
Chroniques
Chrst
2017

Holocaust 26:1-46
Shades Of God
Journaliste

DELIVERANCE

«Puissant, mystérieux, occulte, introspectif, ces qualificatifs ne sont pas trop forts pour parler d'« Holocaust 26:1-46 », Deliverance est tout simplement impérial»

6 titres
Sludge/Black Metal
Durée: 49 mn
Sortie le 28/02/2020
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Un peu moins de trois ans après la sortie de l'excellent « CHRST », Deliverance nous fait l'immense plaisir de revenir avec une toute nouvelle oeuvre, « Holocaust 26:1-46 ». Si le dernier opus de la formation a marqué les esprits et attisé les curiosités, vous allez découvrir à travers ces lignes que Deliverance a non seulement de la réserve mais également un savoir-faire particulier pour épater.

Pour certains, le Black Metal est une affaire sérieuse, très sérieuse. C'est presque un crime passible de la mort de le dénaturer en lui amenant des influences venues d'autres styles, de le modeler différemment de son origine : sale et blasphématoire. Chacun verra midi à sa porte et qu'à cela ne tienne si les puristes se sentent offusqués que quelques groupes ont pris le partie de faire évoluer ce courant qui restera éternellement source de fantasmes. Chez Deliverance, on fait du Black, du très bon Black en y injectant une bonne dose de Doom, de Sludge, et quelques pincées d'influences Post-[insérez la terminologie de votre choix]. Le tout dans une atmosphère très noire, très anxiogène propice à l'exaltation des sentiments et à l'introspection. En 50 minutes, « Holocaust 26:1-46 », explore les tréfonds de votre âme avec des titres parfois très brutaux comme sur le terrible 'God in Furs', parfois en étant plus subtile dans l'approche, en prenant des chemins plus sinueux, mais en étant toujours efficace. 'The Gyres' et 'Sancte Iohannes' démontrent à merveille l'étendu du talent de Deliverance qui même en jouant sur des rythmes très Doom parvient à rester dans une ambiance Black Metal grâce à des riffs dingues, à la fois pesants et puissants. C'est justement dans ce mélange que les Français sont impressionnants, dans cette façon de mêler les différents styles tout en restant Black du début à la fin. Pour la petite histoire, « Holocaust 26:1-46 » a été enregistré et mixé par Etienne Sarthou lui-même (AqME, Freitot) et masterisé par Magnus Lindberg (Cult of Luna, Tribulation, Refused, etc.), ça calme et ça en dit long la valeur de cet album.

Puissant, mystérieux, occulte, introspectif, ces qualificatifs ne sont pas trop forts pour parler d'« Holocaust 26:1-46 », Deliverance est tout simplement impérial. Le Black Metal une affaire sérieuse ? Oui, ça l'est, mais ça peut l'être de différentes manières, un peu comme le sentiment d'être délivré de quelque chose de pesant et retrouver sa liberté.