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Post Death Metal

Hell Is Where The Heart Is
Blood Potatoe
Journaliste

OCEANS

«La bande son d’un mal-être et d’une psyché torturée où la souffrance est reine. »

12 titres
Post Death Metal
Durée: 38 mn
Sortie le 25/11/2022
200 vues

Tous les ans, à l’approche des fêtes, c’est la même. Alors que de nombreux artistes nous proposent leurs relectures des traditionnels chants de Noël et autres morceaux festifs, certains viennent casser l’ambiance avec des albums d’une noirceur redoutable. C’est le cas des austro-allemands Oceans, quatuor formé en 2017 et auteur d’une flopée d’EPs, dont le dernier en date vient conclure une trilogie qui prend la forme de ce ''Hell Is Where The Heart Is''.

Au menu, douze titres (dont une intro et deux interludes introduisant les trois volets de Hell…) pour 38 minutes d’un Neo/Emo/Screamo Core très ancré début années 2000. Si, à l’écoute de 'Sulfur' et 'Skin', Slipknot et Deftones viennent immédiatement à l’esprit, Korn semble être l’influence principale du combo, via des guitares sous accordées et une basse fieldesque notamment. Jonathan Davis semble avoir pris possession du guitariste chanteur Timo Schwämmlein sur l’entrainant 'The Awakening', le Neo pur jus 'Living=Dying' ou encore le morceau-titre qui referme l’album, exutoire d’un mal-être insoutenable.

Heureusement quelques titres plus légers viennent donner un peu d’air à cet album suintant la souffrance intérieure. 'Home', proche d’un Skillet, pourrait passer sur une radio rock. Quant à la ballade 'If There’s A God She Has Abandonned Us', elle ne dépareillerait pas sur le dernier Ghost, et on l’imaginerait bien fredonnée par son éminent chanteur.

''HIWTHI'' s’avère au final un album sombre mais pas désespéré qui mérite plusieurs écoutes pour en saisir toutes les subtilités.