HATESPHERE
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Death/Thrash/Groove Metal

Reduced To Flesh
Enora
Journaliste

HATESPHERE

«« Reduced To Flesh », rien ne semble pouvoir se mettre en travers de la route du groupe danois qui réaffirme sa mainmise sur la scène Thrash/Death européenne »

10 titres
Death/Thrash/Groove Metal
Durée: 44 mn
Sortie le 19/10/2018
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HateSphere, groupe danois formé en 1993 sous le nom Cauterized (puis Necrosis de 1993 à 2001) fait parti des gros noms de la scène Thrash/Death qu'on ne présente plus avec déjà dix albums à son actif. Le onzième est paru cette année, faisant suite à « Murderlust » (2013) et « New Hell » (2015) et il s'intitule « Reduced To Flesh » !

Dissonant et étrange, ‘Pr₩ludium' captive sans peine l'attention de l'auditeur et laisse planer le mystère sur l'album qu'Hatesphere s'apprête à nous présenter. Des sons de violons font merveille pour accroitre la tension qui plane dans l'air jusqu'à l'arrivée d'une ligne mélodique dans les graves assurée par la basse de Jimmy Nedergaard, soutenu avec fougue par la batterie. Effrénée et dans l'esprit Death le plus brutal, ‘Corpse Of Mankind' nous plonge dans le tourbillon musical auquel le groupe nous a habitué au fil des années. Le refrain apporte la petite touche groove dont on avait besoin pour pleinement retrouver nos marques et savourer cet album prometteur ! HateSphere renoue avec davantage de lourdeur sur ‘Nothing Is Definite', relativement lente et qui permet une nouvelle fois à la batterie de Mike Park de s'affirmer, tissant une véritable toile d'araignée en arrière-plan des riffs de guitares. L'apogée du morceau est un passage monstrueux marqué, comme toujours, par la virtuosité, la puissance et la rapidité du batteur qui honore les meilleurs codes du Thrash ! LE groupe a privilégié un mixage plus old school sur ‘Ruled by Domination' qui fait parti des morceaux les plus agressifs de cet album, avec néanmoins un passage en voix claire mémorable, suivi d'un solo de guitares. Comment résumer en un mot cet album ? Peut être de la même façon qu'on décrirait sa chanson éponyme : frénétique !

En découvrant ‘Can Of Worms', la première chose qu'on fait, c'est commencer à headbanguer furieusement grâce à la superbe combinaison d'une rythmique entraînante et de guitares absolument folles puisque Peter Lyse Hansen et Kasper Kirkegaard se font plaisir en se lançant dans un riff ultra-rapide sous les screams du frontman. Toujours dans un esprit old school mais plus léger et joyeux que ‘Ruled By Domination', HateSphere nous prouve encore une fois qu'ils en ont sous le pied et que rien ne leur fait peur. ‘Lethal Mistakes' est plus sombre, expérimental et chaotique, en particulier grâce au clavier démoniaque qui vient se superposer à la composition déjà impressionnante du groupe ! La prise de risque paie et on en redemanderait presque. HateSphere a trouvé son nouvel hymne qui pourra motiver toute une foule et être repris en choeur par les fans avec ‘Petty', un peu à la manière de ‘Satan Is Real' de Kreator avec, néanmoins, un plus gros effort de construction mélodique. Si ‘Afterlife' continue dans la même veine débordante d'énergie, la chanson marque un peu moins les esprits, malgré une rythmique dansante et groove à souhait. Et on finit avec ‘Despicable You', sans aucun doute le morceau le plus facilement accessible de l'album.

Avec « Reduced To Flesh », HateSphere fait du grand HateSphere et nous convainc totalement grâce à des rythmiques groovy et entraînantes, des riffs fougueux et puissants et une énergie explosive ! Rien ne semble pouvoir se mettre en travers de la route du groupe danois qui réaffirme sa mainmise sur la scène Thrash/Death européenne !