ANCIENT OAK CONSORT
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Rock Progressif

Hate War Love
Herger
Journaliste

ANCIENT OAK CONSORT

«Un album superbe digne des plus grands groupes de Rock prog italiens. A écouter d'urgence pour tout les fans de musique délicate, inspirée et sophistiquée.»

17 titres
Rock Progressif
Durée: 57 mn
Sortie le 18/05/2018
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Les albums de qualité comme celui-ci ne sont pas légions. Dès la première écoute, la musique vous transporte. Cet album est celui d'Ancient Oak Consort et se nomme ''Hate War Love''. AOC est un groupe formé il y a 25 ans qui a déjà sorti plusieurs albums. Cet opus comporte des guests, comme le très bon Roberto Tyrant de Labyrinth ou la la chanteuse Guila Stefani.

Ce que nous proposent les italiens ici est un Rock progressif aux très forts accents folk, avec la présence de superbes parties de guitares acoustiques sur une grande majorité des titres, dans un style classique qui me rappelle le meilleur de Steve Hackett. Son utilisation donne une ambiance très méditerranéenne, voire même médiévale comme le faisaient dans les années 70 le groupe Renaissance ou les québécois d'Harmonium. Je peux citer comme exemple ''Love Theme'' où les arpèges sont d'une beauté et d'une pureté exemplaires.

Un autre point fort provient de l'usage d'arrangements d'orchestration avec du violon, de l'accordéon, de la flûte traversière ou du piano. Toujours utilisés de belle manière et inspirés, c'est une réussite totale. Citons ''Will You Remember Me?'' où le mélange guitare classique, accordéon et arrangements de cordes est un pur moment de grâce.

L'album fait la part belle aux voix féminines et masculines, à commencer par celle de Guila Stefani, l'une des plus belles voix de la sphère prog. Douceur et émotion sont les maitres mots de sa prestation, comme nous pouvons l'entendre sur ''Épilogue'' ou ''Ninna Nanna'' où sa voix gracile parfois utilisé en canon fait des merveilles. De plus les performances des invités vont dans le même sens, comme sur ''Barcarola'' ou ''The Letter''.

Le groupe n'oublie pas de durcir le propos sur quelques passages avec des guitares saturées qui leur donnent un caractère presque métal. Cela s'entend sur ''The Heaven's Lie'' et ses riffs plus directs et agressifs, ou encore sur ''The Race'' et ''Sick Again'', où se mêlent passages plus doux et parties plus énergiques.

Les solos ne sont pas si nombreux que cela, même si le talent du guitariste est bien présent, avec des envolées de notes entre feeling et de virtuosité dans la lignée d'un Gilmour, notamment sur le titre ''Men Fighting For Men''.

Un album superbe digne des plus grands groupes de Rock prog italiens. À écouter d'urgence pour tout fans de musique délicate, inspirée et sophistiquée.